samedi 21 février 2015

Compatibilité web pour Mozilla et les autres

Karl Dubost, travaillant sur la compatibilité web chez Mozilla et ancien employé du W3C et d’Opera Software – éditeur qui a réglé son problème de compatibilité web en abandonnant son moteur de rendu maison pour Blink, celui de Google Chrome, le nouvel IE6 – a donné une interview au site de référence Openweb.eu.org.

En matière de compatibilité web comme ailleurs, les mêmes erreurs semblent devoir être reproduites à l’infini sans que les acteurs apprennent de leurs erreurs. Ainsi, Karl rappelle le temps héroïque de la domination d’Internet Explorer sur le Web (quand) de nombreux sites étaient incompatibles avec Firefox (et quand) il fallait alors contacter les sites pour les inciter à être compatibles avec tous les navigateurs.

Selon Karl, 80 % des problèmes sont créés par des détections erronées de la chaîne « User-Agent » du côté serveur ou du côté client (et) un autre 15 % par des problèmes de CSS. In fine, il précise :

La majorité des problèmes de compatibilité Web est due à un manque de prise en compte de la possibilité d’une erreur. Actuellement de nombreux sites décident pour l’utilisateur ce qui est bon pour l’utilisateur. Ce n’est pas très agréable, personne n’aime s’entendre dire « vous n’avez pas le bon profil, vous ne pouvez pas entrer ici ».

Il est pourtant intéressant de rendre le site accessible à un grand nombre de personnes en planifiant l’échec en ayant toujours un « fallback » générique. Si A alors blahA, si B alors blahB, sinon blahFallback. Trop souvent blahFallback est complètement absent ou bien un système empêchant l’accès.

Le choix des utilisateurs de leur produit est très important pour les utilisateurs, mais également pour votre marque. Un utilisateur refusé est un client perdu.

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samedi 6 décembre 2014

Canal bêta : Mozilla Firefox 35 avec un nouvel Hello avec appel simplifié

Hello : conversations en cours dans Firefox 35 bêtaHello, c’est le nom qu’a finalement choisi Mozilla pour son client de communication en temps réel intégré à Firefox. Incluse dans la dernière version finale de Firefox pour ordinateur, la visioconférence sans plugin de Mozilla directement de navigateur à navigateur qui prennent en charge WebRTC connait dans la dernière version bêta de Firefox de nouveaux développements à tester en particulier pour ceux qui n’utilisent pas de comptes.

La technologie WebRTC est petit à petit implémentée dans différents navigateurs (pour l’heure dans Firefox bien sûr mais aussi dans Chrome et Opera tout deux embraquant le moteur d’affichage de Google, Blink) et est même au programme d’une version web du service Skype de Microsoft dans Internet Explorer depuis le mois dernier.

Comme c’est encore en grande partie le cas, les solutions de visioconférence au premier rang desquelles Skype nécessitent l’installation d’un logiciel ne communiquant qu’avec un autre logiciel du même éditeur grâce à un protocole de communication fermé et propriétaire. Leur obscurité a conduit des administrations et réseaux universitaires à interdire leur usage en leur sein.

WebRTC est une technologie complexe en cours de standardisation au sein du W3C et de l’IETF dont l’ambition va au-delà de la visioconférence (partage de fichiers en pair à pair). Mozilla vient de se féliciter de l’annonce par les laboratoires d’Ericsson (en pointe dans le domaine et dont les travaux ont servi de base au premier état du standard) de leur réussite d’une interopérabilité entre leur navigateur « Bowser » sur iOS et Firefox. Mozilla explique que cette expérience est importante car OpenWebRTC d’Ericsson n’est pas basé sur le même framwork utilisé à la fois par Google et Mozilla qui étaient à l’origine des expériences d’interopérabilité précédentes. Cette réussite valide la clarté des spécifications WebRTC publiées et du codec H.264 utilisé ici.

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dimanche 11 mai 2014

Firefox pour Android : un florilège d'extensions : celles à surveiller

Après l’introduction qu’il vaut mieux lire d’abord, une seconde partie sur les extensions aussi sur ordinateur, une troisième partie sur les extensions rien que pour Android voici la quatrième partie de cette sélection d’extensions pour Firefox pour Android. Ici en principe rien à installer aujourd’hui sur la dernière version stable de Firefox. Avec beaucoup moins d’illustrations que les deux parties précédentes, cette dernière partie du florilège pourra être mise à jour plus tard.

À surveiller

TwitHub

Fonctionne uniquement avec Firefox pour Android 30.0a1 - 31.*

Ajoute un panneau Twitter à l’écran d’accueil de Firefox pour Android. Seulement déclarée compatible avec Firefox bêta à Nightly. Manque de fonctions. Concept intéressant cependant.

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vendredi 14 février 2014

De la pub dans Firefox ? Vraiment ?

Cela n’a pas tardé. Comme nous vous le relations dans la partie de notre rétrospective 2013 intitulée vie privée et sécurité pour Mozilla en 2013, fin novembre, Mozilla a embauché une vedette de la publicité numérique Darren Herman pour diriger une nouvelle unité des services de contenu afin de développer les revenus de Mozilla dans les contenus et les services, rendant Mozilla moins dépendant de son partenaire mais néanmoins concurrent Google.

Au vu des réactions univoques de la presse en ligne informatique, la « star » de la publicité n’a pas été bien coaché niveau communication ou n’a pas suffisamment évalué la portée de son annonce sur le nouveau blog Advancing Content, blog officiel l’équipe des services de contenu de Mozilla. De nombreux utilisateurs de Firefox, navigateur avec la plus grande proportion d’utilisateurs d’AdBlock Plus, l’extension de suppression des publicités n° 1 sur AMO, vont sursauter quand ils liront : Bientôt de la publicité dans Firefox ou la publicité arrive sur le navigateur web de Mozilla (capture de la page de Google Actualités pour mémoire).

Bien sûr, il n’est pas question de bandeaux publicitaires ou de liens sponsorisés dans l’interface principale de Firefox comme c’était le cas dans Opera avant qu’il ne passe au monnayage de son audience de la même façon qu’avait inaugurée Mozilla avec le reversement par Google d’une petite partie des revenus publicitaires générés par les requêtes expédiées depuis l’interface (notamment depuis la barre de recherche) du navigateur. Non ! Mais, comme Opera actuellement, Firefox devrait afficher des « tuiles » sponsorisées sur la page ouverte lors d’une toute première installation d’une nouvelle version du navigateur et, pendant trente jours, sur la page de nouvel onglet le temps d’entraîner le mécanisme de pertinence.

Tuiles sponsorisées dans Firefox

Crédit Mozilla

L’annonce concrète du jour de Darren Herman est le programme « Directory Tiles » qui devrait proposer des vignettes ayant un contenu défini par Mozilla, au lieu de l’espace vide actuellement sur cette page. Il précise :

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dimanche 7 juillet 2013

Twitter montre la voie à suivre avec Do Not Track (Ne pas me pister)

Représentation du Do Not TrackMozilla Firefox 21, sorti voici un peu plus de sept semaines, portait la fonctionnalité « Ne pas me pister » (Do Not Track) à trois états permettant ainsi à l’utilisateur d’indiquer plus clairement son choix en la matière aux sites Web qu’il consulte. Devant le blocage des négociations au sein du W3C entre, notamment, les éditeurs de logiciels de navigation et les publicitaires en ligne, le groupe de défense des libertés dans un monde connecté, l’Electronic Frontier Foundation, partie à ce processus de standardisation, monte en exemple l’initiative de Twitter d’aménager son système de publicités ciblées pour tenir compte de la volonté de l’utilisateur exprimée dans les options de son navigateur et pour lui permettre de s’en retirer dans les paramètres du site.

Reste le cas de Microsoft, engagé des deux côtés, qui a pris la décision d’activer par défaut le DNT dans Internet Explorer 10, ce qui ressemble fortement à une vieille habitude : Adopte, étend et étouffe. Twitter n’a pas indiqué s’il faisait comme Yahoo! et Apache en ignorant le signal émis automatiquement par ce navigateur.

En attendant, la traduction des articles de l’EFF :

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mardi 25 juin 2013

Mozilla s'associe à Stanford pour lancer Cookie Clearinghouse (centre d’information sur les cookies)

Depuis le 25 février qu’Alex Fowler, le directeur de la vie privée et de la politique publique chez Mozilla, a annoncé officiellement le blocage des cookies tiers dans Firefox par défaut, la nouvelle avait beaucoup fait parler d’elle dans la presse spécialisée et provoqué l’ire des publicitaires en ligne. Alors dans le canal « Nightly », le Firefox qui a reçu le patch ajoutant cette fonctionnalité aurait dû vivre sa vie tranquillement jusqu’à la version finale 22 qui est sortie aujourd’hui… sans ladite fonctionnalité !

Le 16 mai, Brendan Eich, CTO de Mozilla, avait justifié le retardement de l’activation par défaut de la fonctionnalité alors que Firefox 22 passait dans le canal bêta. Le 19 juin, Brendan Eich a annoncé que la fonctionnalité était mise en sommeil jusqu’à l’établissement d’un blocage des cookies tiers sur la base de listes fournies par une branche de l’université de droit de Stanford en Californie.

Nous vous avions traduit le communiqué de presse présentant la nouvelle voie prise par la gestion des cookies qui retardera toute mise en œuvre dans Firefox de plusieurs mois. Voyez ci-dessous la traduction d’un billet avec des écrits des deux dirigeants de Mozilla qui ont pris en charge la conception de cette fonctionnalité touchant à la protection de la vie privée en ligne des utilisateurs :

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jeudi 20 juin 2013

Cookie Clearinghouse : pour des choix éclairés sur le pistage en ligne

Dans un billet sur son blog personel, Brendan Eich, CTO de Mozilla, expliquait que la découverte de faux positifs et de faux négatifs avait conduit Mozilla à retarder l’activation par défaut dans Firefox de la fonctionnalité qui avait beaucoup fait parler d’elle dans la presse spécialisée, à savoir l’acceptation par défaut des seuls cookies tiers des sites déjà visités. Aujourd’hui, Brendan Eich nous annonce que le patch de blocage des cookies en se basant sur les sites visités dans Firefox Aurora sera retenu jusqu’à la mise en place du mécanisme d’exception basé sur des listes que développe le Center for Internet and Society de Stanford sous le nom de Cookie Clearinghouse (CCH).

Cette initiative est aussi soutenue pour Opera Software qui fait partie du comité consultatif du CCH qui comprend Sid Stamm, le directeur de l’ingénierie de la vie privée chez Mozilla. La Phase I de conceptualisation devrait être achevée dans quelques mois (à l’automne 2013). La mise en place effective dans un navigateur Web devrait prendre du temps et des extensions pourraient être disponibles plus tôt. Apprenez en plus dans le communiqué de presse sur cette initiative libre qui espérons-le ne tournera pas à l’usine à gaz :

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dimanche 19 mai 2013

Canal Aurora : Mozilla Firefox 23 (MÀJ)

Alors que Firefox 23, qui sortira en version finale le 6 août prochain, n’était pas encore disponible dans le canal Aurora, nous traitions déjà de sa nouvelle fonction phare annoncée un peu en avance par Tanvi, ingénieur sécurité chez Mozilla : le contenu mixte sera bloqué sur les pages HTTPS. « Le bloqueur de contenu mixte est activé par défaut dans Firefox 23 et protège nos utilisateurs des attaques de l’homme du milieu (man-in-the-middle) et des oreilles indiscrètes sur les pages HTTPS. »

Maintenant, passons à un détail pour les utilisateurs mais qui touchera les nostalgiques des temps héroïques du Web, où les sites étaient « optimisés pour Netscape », puisque Firefox 23 Aurora retire complètement l’élément <blink> et abandonne l’effet de clignotement de text-decoration: blink;. Cet élément HTML non standard, que le HTML5 considère comme une fonction non conforme, est un héritage de Netscape Navigator pour qui il a été inventé mais, qu’à part Opera, les autres navigateurs ne prenaient pas en charge : Internet Explorer de Microsoft (le rival) et les navigateur basés sur WebKit comme Apple Safari et Google Chrome. Ça ne vous aura donc pas échappé que le nouveau moteur d’affichage de Chrome, « forké » depuis WebKit, se nomme « Blink » mais ne supporte pas blink.

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mercredi 29 août 2012

Désactivez Java dans tous vos navigateurs

Comme vous le savez sans doute déjà Java est victime d’une faille de sécurité exploitée. Cette vulnérabilité est exploitable en ligne sur tous les navigateurs sur toutes les plateformes. Comme aucun correctif n’est disponible sur le site d’Oracle, il est fortement recommandé de désactiver Java. Si, comme moi, vous disposez de plusieurs navigateurs sur votre machine le processus peut être fastidieux (sans compter que vous pouvez avoir plusieurs profils pour travailler avec plusieurs versions d’un navigateur ou pour différents usage de la même version). Voici la marche à suivre pour les différents navigateurs :

Mozilla Firefox :
Dans le menu unique « Firefox » (ou le menu « Outils »), cliquez sur « Modules complémentaires ». Dans la page qui s’ouvre, cliquez sur « Plugins ». Là cliquez sur « Désactiver » en face de « Java(TM) Pateform ».
Google Chrome :
Saisissez « chrome://plugins/ » dans la barre d’adresse puis tapez sur « Entrée ». Sous « Java(TM) », cliquez sur le lien « Désactiver ».
Apple Safari :
Allez dans le menu des réglages généraux de Safari (menu à roue crantée) et cliquez sur « Préférences… ». Dans le volet « Sécurité », décochez la case « Activer Java ».
Opera :
Saisissez « about:plugins » dans la barre d’adresse et cliquez sur « Désactiver » en face de « Java(TM) Pateform ».
Microsoft Windows Internet Explorer 9 :
Dans le menu « Outils », cliquez sur « Gérer les modules complémentaires ». Sous « Afficher », cliquez sur « Tous les modules complémentaires » dans le menu déroulant. Dans la liste des barres d’outils et extensions qui s’affiche cliquez sur « Oracle America, Inc. » pour sélectionner tous les modules de cette société et en bas cliquez sur « Désactiver tout ».

N.B. : Ne pas confondre Java et JavaScript lui directement interprété par le navigateur.

Sources et références

jeudi 16 décembre 2010

Opera 11

Hier, je parlais de la sortie imminente d’Opera 11 en version finale alors que la version RC 3 était mise à disposition du public. Elle est effectivement sortie aujourd’hui avec les nouveautés dont je traitais alors. Voici une petite vidéo de présentation made in Opera Software :

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mercredi 15 décembre 2010

Opera 11 RC 3, bientôt la finale

Opera 11.00 Release Candidate 3 est sorti aujourd’hui. La version finale est donc imminente [MÀJ du 16 : elle est effectivement sortie le lendemain]. Il est bien temps de se pencher sur cette future version du navigateur (et suite Internet) norvégien. Opera Software avance 11 bonnes raisons pour adopter Opera 11 :

  1. Empilement des onglets
  2. Un champ d’adresse plus sûr
  3. Prise en charge des extensions
  4. Raccourcis souris visuels
  5. De meilleures performances
  6. Prise en charge HTML5 améliorée
  7. Mise à jour automatique étendue
  8. Suggestions de recherche Google
  9. Plug-ins uniquement à la demande
  10. Messagerie améliorée dans le navigateur
  11. Installation plus rapide

Ce qui saute aux yeux à l’ouverture d’Opera 11 c’est la disparition du http:// avant l’adresse affichée dans la barre d’adresse. Ces chaînes de caractères cryptiques sont remplacées par une icône et un nom comme « Web » pour le http://. Pour le reste, l’interface semble être la même.

Une amélioration cachée qui réjouira les gros consommateurs d’onglets sera sans doute l’empilement des onglets. On peux maintenant glisser-déposer les onglets les uns sur les autres pour en faire une pile matérialisée par un flèche à droite de l’onglet qui reste apparent permettant de rétablir les onglets précédemment empilés. Lors du passage du curseur sur la pile d’onglets, tous les onglets apparaissent en miniatures.

Une autre grande nouveauté est l’arrivée des extensions dans Opera. Actuellement limité (200 environ), leur nombre risque de croître rapidement par l’adaptation des extensions pour Chrome ou pour Jetpack de Mozilla Firefox qui sont également basées sur des standards communs du Web (HTML 5, CSS et JavaScript).

Préférant ajouter de nouvelles fonctions que de les proposer en extensions comme Firefox, Opera intègre désormais une fonctionnalité à la FlashBlock qui empêche les contenus animés grâce aux plugins de s’afficher pour permettre leur lancement à la demande. Très pratique pour sauvegarder le batteries de son ordinateur portable…

Toutes ces initiatives en font une suite Internet encore plus complète (trop peut-être) et un navigateur Web à essayer. Malgré toutes les personnalisations et fonctionnalités proposées, sa vitesse d’affichage et son très bon support des standards du Web, il y a un je ne sais quoi qui fait que je n’arrive toujours pas à accrocher à Opera.

Sources et références

dimanche 13 juin 2010

De l'honnêteté intellectuelle et du HTML5

L’excellent Framablog publie une traduction du billet polémique que Christopher Blizzard, directeur de l’évangélisme à Mozilla Corporation, a posté sur son blog personnel : De l’honnêteté intellectuelle et du HTML5. Je vous conseille vivement sa lecture qui est plaisante, ce qui ne gâche rien.

Sources et références

samedi 15 mai 2010

Mettre à jour ses plugins dans tous ses navigateurs

Les plugins (dans le cadre des navigateurs Web) sont de petits logiciels qui étendent les capacités du navigateur. À ne pas confondre avec les extensions (de Mozilla Firefox ou de Google Chrome) qui sont capables d’étendre notamment les fonctionnalités de l’interface du navigateur. Les plugins permettent au navigateur de réaliser des tâches spécifiques comme la lecture de fichiers multimédias (Flash, Silverlight, QuickTime, RealPlayer, Windows Media Player, VLC), d’exécuter des programmes écrits dans un langage particulier (Java), d’afficher des formats de fichier spéciaux (Adobe Reader), etc. De nombreux programmes (comme ceux de Google, Microsoft, Yahoo!) ajoutent silencieusement leur propre plugin. Mozilla, Opera, Google Chrome et Apple Safari partagent les plugins installés sur le système. Microsoft Windows Internet Explorer a un système de plugins spécifique : l’ActiveX qui est très intégré au système d’exploitation.

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vendredi 12 février 2010

Mise à jour de sécurité critique pour Adobe Flash Player

Une vulnérabilité critique affecte les versions 10.0.42.34 et antérieures d’Adobe Flash Player sur toutes les plateformes. Dans son bulletin de sécurité, Adobe indique que cette faille touche le système de sandbox qui gère l’accès des fichiers .swf à des domaines extérieurs. La mise à jour 10.0.45.2 qui corrige aussi un potentiel déni de service est à appliquer immédiatement (n’oubliez pas qu’il en existe sur Windows une version pour les navigateurs modernes Firefox, Safari et Opera et une version pour Internet Explorer).

Pour faire bonne mesure Adobe recommande aussi de mettre à jour Adobe AIR, versions 1.5.3.1920 et antérieures, vers la version 1.5.3.1930.

Mise à jour critique d’Adobe Acrobat Reader le 16 février

Adobe émet une autre alerte concernant cette fois Adobe Reader et Adobe Acrobat (versions 9.3 et antérieures) pour toutes les plateformes. Les problèmes de sécurité critiques identifiés (y compris le problème de Flash Player décrit ci-dessus) ne seront corrigés que mardi prochain, 16 février. Selon Brad Arkin, directeur sécurité d’Adobe, conseille « aux utilisateurs craignant une attaque sous Reader de réduire les menaces en ouvrant leurs documents uniquement hors de leur navigateur ». Il est donc recommander de désactiver le plugin d’Adobe Reader. Dans Firefox, allez dans le menu « Outils », cliquez sur « Modules complémentaires », cliquez sur l’onglet « Plugins » et cliquez dans la liste des plugins sur « Adobe Acrobat » puis sur « Désactiver ».

Peut-être serait-il temps de changer de lecteur de fichiers PDF ?

Opera 10.50 bêta pour Windows

Opera Software a décidé de ne pas attendre que des versions pour Linux et Mac soient prêtes pour sortir sans tarder une version bêta pour Windows de son futur navigateur Opera 10.50. L’éditeur norvégien affirme que son « navigateur est le plus rapide au monde ». Opera 10.50 introduit un nouveau moteur JavaScript nommé Carakan qui est censé être huit fois plus rapide que son prédécesseur.

Les notes de diffusion d’Opera 10.50 insistent en premier lieu sur l’intégration avec les systèmes d’exploitation Windows et spécialement avec Windows 7 avec la prise en charge d’Aero Glass, d’Aero Peek et des listes de raccourcis. Un nouveau menu « O » à gauche de la barre d’onglets remplace la barre des menus qu’il est tout de même possible d’afficher.

La version 2.5 du moteur de rendu Presto améliore la prise en charge des CSS 2 et 3, du HTML 5 (vidéo native) et du SVG. Une nouvelle bibliothèque graphique Vega interprète tous les graphiques dans Opera.

Chaque widget fonctionne désormais dans un processus séparé et hors du navigateur. Il est alors possible de créer des widgets qui fonctionnent comme des applications natives. Les boîtes de dialogue ne sont plus modales mais superposées à la page, ce qui permet de changer d’onglet ou de fenêtre alors qu’une boîte de dialogue est ouverte. La navigation privée qui permet, selon Opera, de « planifier ses vacances surprise sans risque d’être découvert » est possible dans des différents onglets et différentes fenêtres privés.

Une nouvelle fonction de recherche dans la page se déclenche par les raccourcis clavier « . » et « , » qui permettent respectivement de rechercher tout le texte ou seulement les liens. Chaque instance des mots trouvés est surlignée de jaune tandis que la page s’assombrit. La barre d’adresse intelligente a été améliorée avec la possibilité de lancer une recherche sur le Web directement en plus de l’affichage des résultats de la recherche au fur et à mesure de la saisie dans l’historique, les signets et le contenu des pages visitées. Il est désormais possible de supprimer une page de l’historique depuis le menu déroulant de la barre d’adresse.

La suite Internet Opera devient encore meilleure avec toujours une excellente prise en charge des standards du Web et rejoint le peloton de tête des navigateurs les plus rapides. Opera 10.50 bêta est disponible en français.

vendredi 5 février 2010

Chrome grignote des parts de marché à IE et Firefox

Net Applications, société californienne d’analyse du trafic Internet, a publié ses statistiques sur les parts de marché des navigateurs Web pour janvier 2010. Il en ressort que Chrome, le navigateur de Google qui vient de sortir en version 4 avec la prise en charge des extensions, franchit la barre des 5 %, tandis que Firefox recule légèrement devant celle des 25 %. En effet, Firefox perd 0,18 point depuis décembre 2009 pour atteindre 24,43 %. Internet Explorer perd lui 0,57 point en un mois pour atteindre 62,12 %. Google Chrome gagne de son côté 0,59 point sur la même période confirmant la troisième place qu’il avait ravi en décembre 2009 à Safari d’Apple qui ne gagne que 0,07 point. Ces deux navigateurs basés sur le moteur d’affichage WebKit atteignent respectivement 5,22 % et 4,53 %. Opera Software a deux navigateurs classés : Opera perd marginalement 0,02 point pour atteindre 2,38 % et Opera Mini gagne 0,06 point pour atteindre 0,59 %.

Comme le fait remarquer Gregg Keizer, Chrome a doublé sa part de marché depuis juillet 2009. Sur les derniers mois, la progression de Chrome a surpassé celle de Firefox par cinq à un, affichant une augmentation de 1,62 points contre 0,32 point pour Firefox. Sur les douze derniers mois, Chrome a gagné 3,68 points tandis que Firefox seulement 2,3. Même si les chiffres de Net Applications sont à prendre avec des pincettes, il semble bien que ce soit là une tendance lourde sur laquelle on puisse compter.

Internet Explorer 8 devient la version de navigateur la plus populaire

Quand on comptabilise les navigateurs par version, Internet Explorer 8 devient la version de navigateur la plus populaire avec une part de marché de 22,3 % contre 20 % pour Internet Explorer 6. Si l’on ajoute les chiffres du mode de comptabilité d’IE 8 qui est comptabilisé à part par Net Applications, Internet Explorer 8 dépasse les 25 % de parts de marché.

L’usage d’IE serait sous-représenté

Un nouvel article de Gregg Keizer sur ComputerWorld pointe du doigt un phénomène qui devrait inquiéter. IE serait sous-représenté dans les statistiques de Net Applications.

Tuons tout de suite le suspens : c’est l’usage interne d’IE en entreprise qui n’est pas pris en compte par les sociétés de mesure du trafic Web. Selon Devil Mountain Software qui se base sur 23 000 PC monitorés par XPnet, 57 % de ces machines font fonctionner au moins deux navigateurs. Plus de 32 % des machines que Devil Mountain surveille se servent à la fois d’IE et de Firefox, faisant de Mozilla Firefox le navigateur numéro deux en entreprise. Google Chrome est le navigateur numéro deux des seconds navigateurs avec 18 % de systèmes qui font fonctionner à la fois IE et Chrome. Opera et Safari sont loin derrière avec seulement 4 % et 3 % respectivement des machines sur lesquelles ils tournent en conjonction avec IE.

Les utilisateurs d’IE sont forcés de se servir du navigateur de Microsoft pour faire tourner leurs applications internes mais utilisent Firefox et Chrome pour naviguer sur le Web. Comme les entreprises doivent maintenir des applications développées spécifiquement pour IE, l’usage devrait rester d’installer des alternatives à IE en plus du navigateur incorporé dans Windows plutôt que de remplacer ce dernier.

Sources et références

jeudi 4 février 2010

Nouvelle vulnérabilité d'Internet Explorer non corrigée

Microsoft a émis une alerte concernant son navigateur Internet Explorer qui s’applique à toutes ses versions sur tous ses systèmes d’exploitation encore supportés. La faille en cause permet à une personne malintentionnée d’accéder à l’ensemble des fichiers présents sur le PC qui visite une page Web spécialement construite avec Internet Explorer. L’attaquant doit uniquement connaître l’emplacement et le nom des fichiers sur le disque dur de la victime.

Internet Explorer sous Windows XP est particulièrement à risque car il ne s’exécute pas en mode protégé qui empêche l’exploitation de cette vulnérabilité. Microsoft, qui n’a pas connaissance d’attaques utilisant cette vulnérabilité, promet un correctif rapide, si nécessaire hors cycle mensuel de mise à jour (le premier est programmé pour mardi prochain*). En attendant, une solution de contournement est proposée sous la forme d’un fix it qui active le verrouillage des protocoles réseau d’Internet Explorer.

Microsoft continue d’encourager ses clients à mettre à niveau leur navigateur vers Internet Explorer 8. Je les encourage ensuite à changer de navigateur Web pour un navigateur moderne : Mozilla Firefox 3.6, Safari 4, Google Chrome 4 ou Opera 10.1. Ces navigateurs cohabitent tous très bien avec Internet Explorer qui ne peut pas être lui désinstallé et dont le moteur est utilisé par nombre d’applications pour afficher du contenu HTML.

(*) MÀJ : Microsoft ne prévoit pas d’inclure de mise à jour pour ce problème dans le bulletin normal de février.

vendredi 29 janvier 2010

Deux études de l'AT Internet Institute confirment les tendances du marché des navigateurs

Deux études récentes de l’AT Internet Institute (ex-Xiti Monitor), société d’analyse du trafic Web, viennent attester des événements récents qui se sont produits dans le monde des navigateurs. On a vu dernièrement Internet Explorer perdre du terrain en Allemagne et en France suite aux recommandations de leur gouvernement d’utiliser un navigateur alternatif en attendant la sortie d’un correctif à une faille critique touchant le navigateur de Microsoft. Internet Explorer perd du terrain en Europe au point d’y descendre sous la barre des 60 % de parts de marché. Google Chrome profite plus que Firefox des pertes récentes d’Internet Explorer.

Mozilla Firefox tire profit de la faille d’Internet Explorer

D’après l’étude de l’AT Internet Institute réalisée du 4 au 22 janvier 2010, la perte estimée pour Internet Explorer en Allemagne est de 2,7 points de part de visites sur la semaine du lundi 18 au vendredi 22 janvier 2010. Sur cette même semaine, le gain de part de visites pour Firefox est estimé à 2,2 points.

Allemagne - Parts de visites issues d'IE

Crédit AT Internet Institute

En France, la perte est estimée à 0,7 point sur la semaine du lundi 18 au vendredi 22 janvier 2010. Sur cette même semaine, le gain de part de visites pour Firefox est estimé à 0,7 point.

France - Parts de visites issues d'IE

Crédit AT Internet Institute

Internet Explorer tombe sous les 60 % en Europe

La seconde étude de l’AT Internet Institute a été réalisée du 1er au 31 décembre 2009 sur 23 pays européens. La barre des 60 % de parts de marché est largement franchie par un Internet Explorer qui ne représente plus que 58,6 % du trafic des sites Web européens en décembre 2009. Il perd 3,6 points depuis juin 2009. En 9 mois, Internet Explorer a même vu sa part de marché chuter de 6 points.

Ses concurrents en profitent et à ce jeu là c’est Chrome qui prend le plus de parts de marché. Le navigateur de Google progresse en 6 mois de 1,8 points pour atteindre en décembre 2009 4,1 % de parts de marché. Firefox, le challenger d’IE, gagne 1,1 point depuis juin 2009 pour atteindre en décembre une part de marché de 29,4 %. Les 30 % ne sont pas loin au niveau européen alors qu’ils avaient été dépassés en France en avril 2009. Safari, le navigateur d’Apple, toujours troisième en Europe, dépasse les 5 % en passant en 6 mois de 4,2 % à 5,1 %, soit un gain de 0,9 point de juin à décembre 2009.

On notera aussi qu’Opera n’entre toujours pas dans la danse avec un gain marginal de 0,1 point en 6 mois pour atteindre les 2,3 % en décembre 2009.

parts en visites Web des familles de navigateurs entre juin et décembre 2009

Crédit AT Internet Institute

L’institut s’est intéressé aux 4 pays européens dans lesquels IE a perdu le plus de terrain entre juin et décembre 2009. En Irlande, au Royaume-Uni, en Grèce et en République Tchèque Internet Explorer enregistre le plus fort recul de sa part de marché. Citons l’étude (en y mettant un peu les formes) :

En Irlande, la part de visites d’Internet Explorer se retrouve en-dessous de la moyenne européenne avec 56,9 % des visites en décembre 2009 (-7,8 points vs juin 2009) :

  • Google Chrome renforce sérieusement sa 3ème position derrière Mozilla/Firefox : 10,5 % des visites en moyenne sur décembre 2009, soit un gain de près de 5 points en 6 mois,
  • Safari, 4ème, est également gagnant avec une part qui atteint 8,5 % (+3,3 points en 6 mois).

Même constat en Grèce où Internet Explorer perd 6,5 points pour descendre à 55,8 % des visites :

  • Mozilla/Firefox en profite pour accroître sa part de 3,5 points entre juin et décembre 2009 et atteindre 35,6 %,
  • Google Chrome (3ème) et Safari (4ème) progressent respectivement de 1,9 et 1,1 point.

Au Royaume-Uni, la part moyenne d’Internet Explorer est en recul de 7 points entre juin et décembre 2009 mais reste néanmoins supérieure à la moyenne européenne :

  • En moyenne, 68,2 % des visites au Royaume-Uni sont effectuées en décembre avec Internet Explorer vs 75,2 % en juin 2009,
  • Mozilla/Firefox, second, est en progression mais ce sont surtout Safari (+2,2 points avec 7,2 % des visites) et Google Chrome (+2,6 points avec 5 % des visites) qui tirent leur épingle du jeu.

En République Tchèque, la part de visites d’Internet Explorer est toujours en-dessous de la moyenne européenne avec 50,7 % des visites en décembre 2009 (-6,3 points vs juin 2009) :

  • Bonne performance de Mozilla/firefox qui atteint 35,2 % des visites en décembre 2009 (vs 32,3 % en juin),
  • Tout comme Google Chrome dont la part fait plus que doubler (4 % en décembre vs 1,8 % en juin 2009),
  • Opera, 3ème navigateur en visites, est également gagnant avec un gain de 1,2 point en 6 mois (5,9 % en décembre vs 4,7 % en juin 2009).
Top 5 des navigateurs en part de visites Web

Crédit AT Internet Institute

Google Chrome en forte progression en Europe s’offre la 3ème place dans certains pays européens comme il l’a conquise au niveau mondial en janvier selon Net Applications.

La méthodologie est à consulter dans les études.

Sources et références

vendredi 22 janvier 2010

Les Français aussi changent de navigateur

Contrairement aux informations que je relatais mercredi, il semblerait que les Français aussi changent de navigateur suite à la recommandation du 15 janvier du CERTA d’utiliser un navigateur alternatif jusqu’à la correction de la faille critique touchant Internet Explorer (corrigée hier). Le BSI allemand faisait la même recommandation, le même jour, ainsi que depuis le gouvernement australien.

Le blog Metrics de Mozilla révèle que le taux auquel les utilisateurs d’IE ont téléchargé Firefox a à peu près doublé en France et en Australie. Le graphique ci-dessous représente par une surface orange le nombre de téléchargements supplémentaires quotidiens qui sont au-dessus de ce qui était attendu pour ces journées (c’est-à-dire que ce sont les téléchargements qui peuvent être décrits comme directement attribuables aux alertes des gouvernements). La surface orange cumulée pour la France équivaut à environ 60 000 téléchargements (35 000 pour l’Australie).

Daily Downloads of Firefox by IE users in France

Crédit Mozilla

Sources et références

mercredi 20 janvier 2010

Les Allemands changent de navigateur, pas les Français

MÀJ : Les Français aussi changent de navigateur.

Demain devraient sortir Firefox 3.6, prochaine version majeure du navigateur de Mozilla, et le patch cumulatif d’Internet Explorer corrigeant la faille critique utilisée pour mener les attaques contre Google et d’autres entreprises américaines. Comme nous l’avions révélé le CERTA recommande l’utilisation d’un navigateur alternatif en attendant la publication d’un correctif de Microsoft. Le BSI allemand faisait de même le même jour ainsi que depuis le gouvernement australien.

En Allemagne, l’impact de la mise en garde contre Internet Explorer a été significatif sur les téléchargements d’Opera et de Firefox, navigateurs alternatifs à IE. Comme le montre le graphique ci-dessous, le nombre de téléchargements de Firefox à augmenter de plus de 300 000 durant la période allant de l’avis du BSI à lundi dernier. Selon Numerama, « les téléchargements [d’Opera] ont plus que doublé en quelques jours, tandis qu’en Australie les téléchargements ont bondi de 37 %. »

300 000 Incremental Firefox Downloads in 4 Days

Crédit Mozilla

Cependant, en France rien de tel. Si bien Mozilla, qui n’a constaté qu’un frémissement des téléchargements, qu’Opera, qui remarque que « l’avertissement des autorités allemandes a eu beaucoup plus d’impact que l’alerte émise par le CERTA », ne rapportent pas d’augmentations significatives des téléchargements des navigateurs alternatifs. Malgré le danger, les utilisateurs français d’IE n’ont pas changé de navigateur.

Demain, deux choses à faire : installer Firefox 3.6 et, utilisateurs de Windows, installer le patch cumulatif pour Internet Explorer pour protéger les applications tierces qui utilisent le moteur d’IE et qui sont vulnérables en attendant le correctif.

Sources et références