samedi 16 janvier 2016

J 1 – 1 mois en immersion avec Qwant : le respect de la vie privée à la française

Logo QwantJeudi, l’ancien employé de Mozilla JB Piacentino passé chez Qwant était à la rencontre avec Raegan MacDonald sur les politiques internet. Il nous a fait l’article sur les bénéfices de son moteur de recherche français qui dispose de son propre index (contrairement à DuckDuckGo par exemple). Il se positionne sur le respect de la vie privée en opposition au leader Google dont le business model repose sur la revente de profils toujours plus affinés de l’internaute qui utilise ses logiciels et services. À la différence de cet aspirateur à données personnelles croisées, Qwant vous présente de la publicité en fonction de la recherche que vous faite, c’est donc vous qui apportez le contexte sans que votre profil détecté, précédemment ou sur un autre service, n’entre en compte.

L’index sera bientôt aussi complet que celui de Yandex, moteur de recherche russe avec qui Mozilla est déjà en contrat pour certaines versions locales de Firefox.

Pourquoi s’intéresser à Qwant

Donc, regardons d’abord pourquoi essayer Qwant plutôt qu’un autre moteur de recherche alternatif à Google (+ 90 % en Europe). D’abord parce que Qwant malgré son nom est une startup française. « Qwant a été lancé en France en février 2013 après deux années de recherche et de développement. » Souvenez-vous comment Google était cool dans les années 2000. On espère ainsi avoir de bonne surprises avec un état d’esprit neuf.

Française, Qwant précise dans ses FAQ* :

Notre siège est à Paris, le pôle Recherche et Développement est à Nice et le département Sécurité à Rouen. Nos serveurs eux aussi se trouvent en France.*

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samedi 21 février 2015

Compatibilité web pour Mozilla et les autres

Karl Dubost, travaillant sur la compatibilité web chez Mozilla et ancien employé du W3C et d’Opera Software – éditeur qui a réglé son problème de compatibilité web en abandonnant son moteur de rendu maison pour Blink, celui de Google Chrome, le nouvel IE6 – a donné une interview au site de référence Openweb.eu.org.

En matière de compatibilité web comme ailleurs, les mêmes erreurs semblent devoir être reproduites à l’infini sans que les acteurs apprennent de leurs erreurs. Ainsi, Karl rappelle le temps héroïque de la domination d’Internet Explorer sur le Web (quand) de nombreux sites étaient incompatibles avec Firefox (et quand) il fallait alors contacter les sites pour les inciter à être compatibles avec tous les navigateurs.

Selon Karl, 80 % des problèmes sont créés par des détections erronées de la chaîne « User-Agent » du côté serveur ou du côté client (et) un autre 15 % par des problèmes de CSS. In fine, il précise :

La majorité des problèmes de compatibilité Web est due à un manque de prise en compte de la possibilité d’une erreur. Actuellement de nombreux sites décident pour l’utilisateur ce qui est bon pour l’utilisateur. Ce n’est pas très agréable, personne n’aime s’entendre dire « vous n’avez pas le bon profil, vous ne pouvez pas entrer ici ».

Il est pourtant intéressant de rendre le site accessible à un grand nombre de personnes en planifiant l’échec en ayant toujours un « fallback » générique. Si A alors blahA, si B alors blahB, sinon blahFallback. Trop souvent blahFallback est complètement absent ou bien un système empêchant l’accès.

Le choix des utilisateurs de leur produit est très important pour les utilisateurs, mais également pour votre marque. Un utilisateur refusé est un client perdu.

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jeudi 2 janvier 2014

Consommation de mémoire : Firefox 29 bat largement Chrome 34 et Internet Explorer 11

Ghacks a renouvelé son test de l’utilisation de mémoire des principaux navigateurs dans leur dernière évolution : Mozilla Firefox 29 Nightly, Google Chrome Dev 34, Internet Explorer 11.

Comparaison de l'usage de mémoire par des navigateur Web

Firefox enlève la couronne comme navigateur à toute épreuve. Il a été le plus performant avec 15, 40 et en redescendant à 15 onglets ouverts et n’est jamais allé au-dessus du seuil de 1 gigaoctet, tandis que les deux autres navigateurs l’ont fait.

En fait, Internet Explorer 11 de Microsoft a utilisé environ deux fois plus de mémoire que Firefox avec 40 onglets ouverts.

Firefox a encore du travail dans sa chasse aux fuites de mémoire dans le domaine de la récupération de la mémoire allouée après la fermeture des onglets. Rien de vraiment catastrophique mais la preuve est faite qu’il y a des progrès faisables dans ce domaine.

Source

Ghacks, Chrome 34, Firefox 29, Internet Explorer 11: Memory Use 2014, 2 janv. 2014, Martin Brinkmann

dimanche 7 juillet 2013

Twitter montre la voie à suivre avec Do Not Track (Ne pas me pister)

Représentation du Do Not TrackMozilla Firefox 21, sorti voici un peu plus de sept semaines, portait la fonctionnalité « Ne pas me pister » (Do Not Track) à trois états permettant ainsi à l’utilisateur d’indiquer plus clairement son choix en la matière aux sites Web qu’il consulte. Devant le blocage des négociations au sein du W3C entre, notamment, les éditeurs de logiciels de navigation et les publicitaires en ligne, le groupe de défense des libertés dans un monde connecté, l’Electronic Frontier Foundation, partie à ce processus de standardisation, monte en exemple l’initiative de Twitter d’aménager son système de publicités ciblées pour tenir compte de la volonté de l’utilisateur exprimée dans les options de son navigateur et pour lui permettre de s’en retirer dans les paramètres du site.

Reste le cas de Microsoft, engagé des deux côtés, qui a pris la décision d’activer par défaut le DNT dans Internet Explorer 10, ce qui ressemble fortement à une vieille habitude : Adopte, étend et étouffe. Twitter n’a pas indiqué s’il faisait comme Yahoo! et Apache en ignorant le signal émis automatiquement par ce navigateur.

En attendant, la traduction des articles de l’EFF :

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jeudi 20 juin 2013

Cookie Clearinghouse : pour des choix éclairés sur le pistage en ligne

Dans un billet sur son blog personel, Brendan Eich, CTO de Mozilla, expliquait que la découverte de faux positifs et de faux négatifs avait conduit Mozilla à retarder l’activation par défaut dans Firefox de la fonctionnalité qui avait beaucoup fait parler d’elle dans la presse spécialisée, à savoir l’acceptation par défaut des seuls cookies tiers des sites déjà visités. Aujourd’hui, Brendan Eich nous annonce que le patch de blocage des cookies en se basant sur les sites visités dans Firefox Aurora sera retenu jusqu’à la mise en place du mécanisme d’exception basé sur des listes que développe le Center for Internet and Society de Stanford sous le nom de Cookie Clearinghouse (CCH).

Cette initiative est aussi soutenue pour Opera Software qui fait partie du comité consultatif du CCH qui comprend Sid Stamm, le directeur de l’ingénierie de la vie privée chez Mozilla. La Phase I de conceptualisation devrait être achevée dans quelques mois (à l’automne 2013). La mise en place effective dans un navigateur Web devrait prendre du temps et des extensions pourraient être disponibles plus tôt. Apprenez en plus dans le communiqué de presse sur cette initiative libre qui espérons-le ne tournera pas à l’usine à gaz :

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jeudi 9 mai 2013

L'état des troupes dans la guerre des navigateurs : quel intérêt ?

Navigateur le plus utilisé par pays, en mars 2013 selon Statcounter (crédit/source Wikipédia)Depuis trois jours, j’ai interrogé nos followers sur les fils Identi.ca et Twitter de MozillaZine-fr.org sur l’opportunité d’y relayer dorénavant l’actualité des parts de marché des navigateurs Web. Bien que de nombreux articles paraissent chaque mois (avec des nouvelles du taux d’utilisation de Firefox de Mozilla) sur les PDM des différents navigateurs disponibles pour surfer sur le Web, nous n’avions l’habitude ni de les retweeter ni d’en faire régulièrement des comptes-rendus sur le site.

Aussi bien pour l’appel initial que pour la piqûre de rappel, les réponses ont été très peu nombreuses. Je tente ici en développant un peu le propos de réveiller votre intérêt pour la question.

« La guerre des navigateurs » ou Browser wars en anglais – certains nous voient même partis dans une seconde guerre des navigateurs – fait rage et attire les regards. De grosses compagnies mondiales (et surtout américaines) – Microsoft, Google, Apple – se battent avec d’énormes moyens marketing pour la domination du point de vue des parts du marché.

Et, au milieu de ces mastodontes en termes de capitalisation boursière, se distingue une fondation sans but lucratif et sans actionnaire, éditrice de logiciels dont le plus connus et le plus employé est Mozilla Firefox, son navigateur Web pour ordinateurs de bureau. Mozilla n’a jamais caché (voir ainsi Tristan Nitot, évangéliste principal chez Mozilla) l’importance pour elle d’avoir un bon taux d’utilisation, suffisant pour pouvoir peser et ainsi respecter la mission qu’elle s’est donnée. Il n’en ira pas différemment avec Firefox OS, le système d’exploitation mobile de Mozilla à venir.

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mercredi 29 août 2012

Désactivez Java dans tous vos navigateurs

Comme vous le savez sans doute déjà Java est victime d’une faille de sécurité exploitée. Cette vulnérabilité est exploitable en ligne sur tous les navigateurs sur toutes les plateformes. Comme aucun correctif n’est disponible sur le site d’Oracle, il est fortement recommandé de désactiver Java. Si, comme moi, vous disposez de plusieurs navigateurs sur votre machine le processus peut être fastidieux (sans compter que vous pouvez avoir plusieurs profils pour travailler avec plusieurs versions d’un navigateur ou pour différents usage de la même version). Voici la marche à suivre pour les différents navigateurs :

Mozilla Firefox :
Dans le menu unique « Firefox » (ou le menu « Outils »), cliquez sur « Modules complémentaires ». Dans la page qui s’ouvre, cliquez sur « Plugins ». Là cliquez sur « Désactiver » en face de « Java(TM) Pateform ».
Google Chrome :
Saisissez « chrome://plugins/ » dans la barre d’adresse puis tapez sur « Entrée ». Sous « Java(TM) », cliquez sur le lien « Désactiver ».
Apple Safari :
Allez dans le menu des réglages généraux de Safari (menu à roue crantée) et cliquez sur « Préférences… ». Dans le volet « Sécurité », décochez la case « Activer Java ».
Opera :
Saisissez « about:plugins » dans la barre d’adresse et cliquez sur « Désactiver » en face de « Java(TM) Pateform ».
Microsoft Windows Internet Explorer 9 :
Dans le menu « Outils », cliquez sur « Gérer les modules complémentaires ». Sous « Afficher », cliquez sur « Tous les modules complémentaires » dans le menu déroulant. Dans la liste des barres d’outils et extensions qui s’affiche cliquez sur « Oracle America, Inc. » pour sélectionner tous les modules de cette société et en bas cliquez sur « Désactiver tout ».

N.B. : Ne pas confondre Java et JavaScript lui directement interprété par le navigateur.

Sources et références

jeudi 16 décembre 2010

Opera 11

Hier, je parlais de la sortie imminente d’Opera 11 en version finale alors que la version RC 3 était mise à disposition du public. Elle est effectivement sortie aujourd’hui avec les nouveautés dont je traitais alors. Voici une petite vidéo de présentation made in Opera Software :

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mercredi 15 décembre 2010

Opera 11 RC 3, bientôt la finale

Opera 11.00 Release Candidate 3 est sorti aujourd’hui. La version finale est donc imminente [MÀJ du 16 : elle est effectivement sortie le lendemain]. Il est bien temps de se pencher sur cette future version du navigateur (et suite Internet) norvégien. Opera Software avance 11 bonnes raisons pour adopter Opera 11 :

  1. Empilement des onglets
  2. Un champ d’adresse plus sûr
  3. Prise en charge des extensions
  4. Raccourcis souris visuels
  5. De meilleures performances
  6. Prise en charge HTML5 améliorée
  7. Mise à jour automatique étendue
  8. Suggestions de recherche Google
  9. Plug-ins uniquement à la demande
  10. Messagerie améliorée dans le navigateur
  11. Installation plus rapide

Ce qui saute aux yeux à l’ouverture d’Opera 11 c’est la disparition du http:// avant l’adresse affichée dans la barre d’adresse. Ces chaînes de caractères cryptiques sont remplacées par une icône et un nom comme « Web » pour le http://. Pour le reste, l’interface semble être la même.

Une amélioration cachée qui réjouira les gros consommateurs d’onglets sera sans doute l’empilement des onglets. On peux maintenant glisser-déposer les onglets les uns sur les autres pour en faire une pile matérialisée par un flèche à droite de l’onglet qui reste apparent permettant de rétablir les onglets précédemment empilés. Lors du passage du curseur sur la pile d’onglets, tous les onglets apparaissent en miniatures.

Une autre grande nouveauté est l’arrivée des extensions dans Opera. Actuellement limité (200 environ), leur nombre risque de croître rapidement par l’adaptation des extensions pour Chrome ou pour Jetpack de Mozilla Firefox qui sont également basées sur des standards communs du Web (HTML 5, CSS et JavaScript).

Préférant ajouter de nouvelles fonctions que de les proposer en extensions comme Firefox, Opera intègre désormais une fonctionnalité à la FlashBlock qui empêche les contenus animés grâce aux plugins de s’afficher pour permettre leur lancement à la demande. Très pratique pour sauvegarder le batteries de son ordinateur portable…

Toutes ces initiatives en font une suite Internet encore plus complète (trop peut-être) et un navigateur Web à essayer. Malgré toutes les personnalisations et fonctionnalités proposées, sa vitesse d’affichage et son très bon support des standards du Web, il y a un je ne sais quoi qui fait que je n’arrive toujours pas à accrocher à Opera.

Sources et références

jeudi 10 juin 2010

ScribeFire, une extension qui passe de Chrome à Safari 5

Safari 5 qui vient de sortir offre la possibilité d’ajouter des extensions. Il faut activer les extensions dans le menu « Développement » lui-même activable dans les options (menu des réglages généraux > Préférences… > Avancées > cocher Afficher le menu Développement dans la barre des menus). Apple annonce que les extensions sont développées à partir des standards du Web HTML5, CSS3 et JavaScript. C’est le même principe que celles de Google Chrome et Jetpack pour Firefox.

L’auteur de ScribeFire, l’extension de blogage intégrée au navigateur, sorti le 16 mai dernier pour Chrome, déclare qu’il a mis moins de 90 minutes pour porter son extension de Chrome à Safari.

Comme la version pour Chrome, dont elle reprend l’interface, l’extension pour Safari est beaucoup moins intégrée au navigateur et beaucoup beaucoup moins pratique que celle pour Firefox quand on saisit son billet en mode texte (directement en code HTML) comme je l’explique dans le billet sur ScribeFire pour Chrome.

ScribeFire dans Safari 5

ScribeFire 1.0 dans Apple Safari 5

Contrairement à mon aventure avec Google Chrome où mon billet avait purement et simplement été supprimé, ScribeFire a ici seulement modifié le code HTML, rendant le billet illisible. Heureusement, j’avais sauvegardé le code en prévision de ces bogues de ScribeFire pour Safari 5. Pour Dotclear 2 et une expérience de blogage performante préférez ScibFire dans Firefox.

Sources et références

mardi 8 juin 2010

Le lecteur de Safari 5 pour tous les navigateurs

Le nouveau Safari vient de sortir en version 5. Vous pourrez lire dans toute la presse en ligne tout sur les nouveautés qu’Apple met en avant. À côté des nouveautés HTML 5, des extensions, de la sandbox ou des inévitables progrès en matière de vitesse d’exécution du JavaScript, on notera l’apparition d’une fonction « lecteur » qui reformate les pages Web pour une meilleure lisibilité de l’article principal. Celui-ci reste seul – les menus et publicités sont retirés – et est reformaté comme un article de journal. Ce n’est pas parfait. Des parties de l’article ou des annexes peuvent être effacées dans l’opération.

Pourtant cette « nouveauté » existe depuis longtemps pour tous les navigateurs. Elle prend la forme d’un bookmarklet (marque-page/signet/favori, contenant des instructions en JavaScript, qui commande une action ou une suite d’actions du navigateur, en local, sur la page courante) à draguer dans sa barre des marque-pages qui lance le service Readability.

Mozilla Links signale qu’il existe une extension de Firefox qui rend ce service.

Sources et références

dimanche 16 mai 2010

ScribeFire débarque sur Google Chrome en version 1.0

Il manquait à Google Chrome ce formidable outil de blogage intégré au navigateur qu’est ScribeFire jusqu’ici disponible pour Firefox. Aujourd’hui, son auteur, Christopher Finke, sort une version 1.0 pour Chrome. Elle est encore boguée (à moins que ce soit les limitations imposées par l’API de mon Chrome 6 bêta que Google vient de lancer sur le canal dev).

S’il est compréhensible qu’elle soit moins fournie en fonctionnalités que la version pour Firefox, il y a des limitations qui la rendent bien moins pratique. La principale est qu’on ne peut pas partager l’écran pour mettre l’éditeur en bas de la page en cours. Il faut se contenter d’un nouvel onglet que l’on peut certes séparer de la fenêtre en cours et réduire. Mais il n’y a pas d’interaction avec la page que l’on veut bloguer. Il faut par exemple saisir l’URL dans la boîte d’édition de lien. Il ne détecte même pas (ou pas encore peut-être) s’il y a une URL dans le presse-papiers.

Ce qui le désavantage aussi face à la version pour Firefox, c’est que ScribeFire pour Chrome n’accepte pas que les boutons de formatage (gras, italique, lien, image, etc.) quand on est en mode texte. Le grand manque c’est le bouton d’insertion d’une balise HTML personnalisée. On saisit le nom de la balise dans la boîte JavaScript qui s’ouvre et l’application complète la balise en rajoutant les chevrons.

S*** d’extension qui vient de flinguer tout mon billet ! Heureusement que j’en avais une capture d’écran. Pas encore au point.

ScribeFire 1.0 dans Google Chrome

ScribeFire 1.0 dans Google Chrome 6 bêta

samedi 15 mai 2010

Mettre à jour ses plugins dans tous ses navigateurs

Les plugins (dans le cadre des navigateurs Web) sont de petits logiciels qui étendent les capacités du navigateur. À ne pas confondre avec les extensions (de Mozilla Firefox ou de Google Chrome) qui sont capables d’étendre notamment les fonctionnalités de l’interface du navigateur. Les plugins permettent au navigateur de réaliser des tâches spécifiques comme la lecture de fichiers multimédias (Flash, Silverlight, QuickTime, RealPlayer, Windows Media Player, VLC), d’exécuter des programmes écrits dans un langage particulier (Java), d’afficher des formats de fichier spéciaux (Adobe Reader), etc. De nombreux programmes (comme ceux de Google, Microsoft, Yahoo!) ajoutent silencieusement leur propre plugin. Mozilla, Opera, Google Chrome et Apple Safari partagent les plugins installés sur le système. Microsoft Windows Internet Explorer a un système de plugins spécifique : l’ActiveX qui est très intégré au système d’exploitation.

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vendredi 5 mars 2010

Bonton Opentochoice

J’ai rajouté sur ce blog un bouton, ou plutôt une bannière, pour l’initiative Open to choice de Mozilla. Il s’agit de participer à l’édification des masses à propos de l’importance du choix de son navigateur Web.

Microsoft a commencé depuis quelques jours à expérimenter le « ballot screen » ou écran multi-choix dans Windows. À terme, 100 millions de PC européens afficheront au démarrage une fenêtre qui proposera de choisir son navigateur. Le problème est que, même au delà de saisir l’importance du choix, l’internaute ne sait pas ce qu’est un navigateur. À cela, les internautes répondent des choses comme Google, Orange ou Yahoo (je l’ai constaté personnellement dernièrement).

Si les internautes ne savent pas ce qu’est un navigateur, ils ne connaissent pas plus la décision de Bruxelles d’imposer à Microsoft l’écran multi-choix. Il apparait que ce sont les internautes qui ont déjà choisi leur navigateur Web qui savent qu’ils pourront se passer d’Internet Explorer. Pour la grande majorité des internautes, le « e » bleu est (et restera) Internet.

Quel est votre navigateur ?

Sources et références

vendredi 12 février 2010

Opera 10.50 bêta pour Windows

Opera Software a décidé de ne pas attendre que des versions pour Linux et Mac soient prêtes pour sortir sans tarder une version bêta pour Windows de son futur navigateur Opera 10.50. L’éditeur norvégien affirme que son « navigateur est le plus rapide au monde ». Opera 10.50 introduit un nouveau moteur JavaScript nommé Carakan qui est censé être huit fois plus rapide que son prédécesseur.

Les notes de diffusion d’Opera 10.50 insistent en premier lieu sur l’intégration avec les systèmes d’exploitation Windows et spécialement avec Windows 7 avec la prise en charge d’Aero Glass, d’Aero Peek et des listes de raccourcis. Un nouveau menu « O » à gauche de la barre d’onglets remplace la barre des menus qu’il est tout de même possible d’afficher.

La version 2.5 du moteur de rendu Presto améliore la prise en charge des CSS 2 et 3, du HTML 5 (vidéo native) et du SVG. Une nouvelle bibliothèque graphique Vega interprète tous les graphiques dans Opera.

Chaque widget fonctionne désormais dans un processus séparé et hors du navigateur. Il est alors possible de créer des widgets qui fonctionnent comme des applications natives. Les boîtes de dialogue ne sont plus modales mais superposées à la page, ce qui permet de changer d’onglet ou de fenêtre alors qu’une boîte de dialogue est ouverte. La navigation privée qui permet, selon Opera, de « planifier ses vacances surprise sans risque d’être découvert » est possible dans des différents onglets et différentes fenêtres privés.

Une nouvelle fonction de recherche dans la page se déclenche par les raccourcis clavier « . » et « , » qui permettent respectivement de rechercher tout le texte ou seulement les liens. Chaque instance des mots trouvés est surlignée de jaune tandis que la page s’assombrit. La barre d’adresse intelligente a été améliorée avec la possibilité de lancer une recherche sur le Web directement en plus de l’affichage des résultats de la recherche au fur et à mesure de la saisie dans l’historique, les signets et le contenu des pages visitées. Il est désormais possible de supprimer une page de l’historique depuis le menu déroulant de la barre d’adresse.

La suite Internet Opera devient encore meilleure avec toujours une excellente prise en charge des standards du Web et rejoint le peloton de tête des navigateurs les plus rapides. Opera 10.50 bêta est disponible en français.

vendredi 5 février 2010

Chrome grignote des parts de marché à IE et Firefox

Net Applications, société californienne d’analyse du trafic Internet, a publié ses statistiques sur les parts de marché des navigateurs Web pour janvier 2010. Il en ressort que Chrome, le navigateur de Google qui vient de sortir en version 4 avec la prise en charge des extensions, franchit la barre des 5 %, tandis que Firefox recule légèrement devant celle des 25 %. En effet, Firefox perd 0,18 point depuis décembre 2009 pour atteindre 24,43 %. Internet Explorer perd lui 0,57 point en un mois pour atteindre 62,12 %. Google Chrome gagne de son côté 0,59 point sur la même période confirmant la troisième place qu’il avait ravi en décembre 2009 à Safari d’Apple qui ne gagne que 0,07 point. Ces deux navigateurs basés sur le moteur d’affichage WebKit atteignent respectivement 5,22 % et 4,53 %. Opera Software a deux navigateurs classés : Opera perd marginalement 0,02 point pour atteindre 2,38 % et Opera Mini gagne 0,06 point pour atteindre 0,59 %.

Comme le fait remarquer Gregg Keizer, Chrome a doublé sa part de marché depuis juillet 2009. Sur les derniers mois, la progression de Chrome a surpassé celle de Firefox par cinq à un, affichant une augmentation de 1,62 points contre 0,32 point pour Firefox. Sur les douze derniers mois, Chrome a gagné 3,68 points tandis que Firefox seulement 2,3. Même si les chiffres de Net Applications sont à prendre avec des pincettes, il semble bien que ce soit là une tendance lourde sur laquelle on puisse compter.

Internet Explorer 8 devient la version de navigateur la plus populaire

Quand on comptabilise les navigateurs par version, Internet Explorer 8 devient la version de navigateur la plus populaire avec une part de marché de 22,3 % contre 20 % pour Internet Explorer 6. Si l’on ajoute les chiffres du mode de comptabilité d’IE 8 qui est comptabilisé à part par Net Applications, Internet Explorer 8 dépasse les 25 % de parts de marché.

L’usage d’IE serait sous-représenté

Un nouvel article de Gregg Keizer sur ComputerWorld pointe du doigt un phénomène qui devrait inquiéter. IE serait sous-représenté dans les statistiques de Net Applications.

Tuons tout de suite le suspens : c’est l’usage interne d’IE en entreprise qui n’est pas pris en compte par les sociétés de mesure du trafic Web. Selon Devil Mountain Software qui se base sur 23 000 PC monitorés par XPnet, 57 % de ces machines font fonctionner au moins deux navigateurs. Plus de 32 % des machines que Devil Mountain surveille se servent à la fois d’IE et de Firefox, faisant de Mozilla Firefox le navigateur numéro deux en entreprise. Google Chrome est le navigateur numéro deux des seconds navigateurs avec 18 % de systèmes qui font fonctionner à la fois IE et Chrome. Opera et Safari sont loin derrière avec seulement 4 % et 3 % respectivement des machines sur lesquelles ils tournent en conjonction avec IE.

Les utilisateurs d’IE sont forcés de se servir du navigateur de Microsoft pour faire tourner leurs applications internes mais utilisent Firefox et Chrome pour naviguer sur le Web. Comme les entreprises doivent maintenir des applications développées spécifiquement pour IE, l’usage devrait rester d’installer des alternatives à IE en plus du navigateur incorporé dans Windows plutôt que de remplacer ce dernier.

Sources et références

jeudi 4 février 2010

Nouvelle vulnérabilité d'Internet Explorer non corrigée

Microsoft a émis une alerte concernant son navigateur Internet Explorer qui s’applique à toutes ses versions sur tous ses systèmes d’exploitation encore supportés. La faille en cause permet à une personne malintentionnée d’accéder à l’ensemble des fichiers présents sur le PC qui visite une page Web spécialement construite avec Internet Explorer. L’attaquant doit uniquement connaître l’emplacement et le nom des fichiers sur le disque dur de la victime.

Internet Explorer sous Windows XP est particulièrement à risque car il ne s’exécute pas en mode protégé qui empêche l’exploitation de cette vulnérabilité. Microsoft, qui n’a pas connaissance d’attaques utilisant cette vulnérabilité, promet un correctif rapide, si nécessaire hors cycle mensuel de mise à jour (le premier est programmé pour mardi prochain*). En attendant, une solution de contournement est proposée sous la forme d’un fix it qui active le verrouillage des protocoles réseau d’Internet Explorer.

Microsoft continue d’encourager ses clients à mettre à niveau leur navigateur vers Internet Explorer 8. Je les encourage ensuite à changer de navigateur Web pour un navigateur moderne : Mozilla Firefox 3.6, Safari 4, Google Chrome 4 ou Opera 10.1. Ces navigateurs cohabitent tous très bien avec Internet Explorer qui ne peut pas être lui désinstallé et dont le moteur est utilisé par nombre d’applications pour afficher du contenu HTML.

(*) MÀJ : Microsoft ne prévoit pas d’inclure de mise à jour pour ce problème dans le bulletin normal de février.

samedi 30 janvier 2010

Google va arrêter de supporter Internet Explorer 6

À commencer par Google Docs et Google Sites, l’entreprise américaine va cesser de supporter (au sens original et à celui de l’anglicisme) Internet Explorer 6. À partir du 1er mars, certaines fonctionnalités clés ne fonctionneront plus dans les anciens navigateurs. En effet, ce n’est pas seulement Internet Explorer 6 qui ne sera plus pris en charge, mais aussi Mozilla Firefox 2, Google Chrome 3, Safari 2 et leurs versions antérieures. Si l’utilisation de ces dernières versions ne se comptent plus qu’en dixièmes de pourcentage, il n’en est pas de même de la part de marché d’IE 6. Selon Net Applications, la version 6 du logiciel de Microsoft est toujours la version de navigateur la plus utilisée au monde, devant la version 8 d’IE et Firefox 3.5.

Même si Microsoft recommande urgemment aux utilisateurs d’IE 6 de mettre à niveau leur navigateur vers une version supérieure et particulièrement vers IE 8, les propriétaires de sites et d’applications Web ne sont pas prêts à cesser d’exiger la compatibilité avec Internet Explorer 6. Les développeurs quant à eux se passeraient bien de devoir bidouiller leurs créations pour qu’ils fonctionnent sous IE 6. Die IE 6. Die !

Sources et références

vendredi 29 janvier 2010

Deux études de l'AT Internet Institute confirment les tendances du marché des navigateurs

Deux études récentes de l’AT Internet Institute (ex-Xiti Monitor), société d’analyse du trafic Web, viennent attester des événements récents qui se sont produits dans le monde des navigateurs. On a vu dernièrement Internet Explorer perdre du terrain en Allemagne et en France suite aux recommandations de leur gouvernement d’utiliser un navigateur alternatif en attendant la sortie d’un correctif à une faille critique touchant le navigateur de Microsoft. Internet Explorer perd du terrain en Europe au point d’y descendre sous la barre des 60 % de parts de marché. Google Chrome profite plus que Firefox des pertes récentes d’Internet Explorer.

Mozilla Firefox tire profit de la faille d’Internet Explorer

D’après l’étude de l’AT Internet Institute réalisée du 4 au 22 janvier 2010, la perte estimée pour Internet Explorer en Allemagne est de 2,7 points de part de visites sur la semaine du lundi 18 au vendredi 22 janvier 2010. Sur cette même semaine, le gain de part de visites pour Firefox est estimé à 2,2 points.

Allemagne - Parts de visites issues d'IE

Crédit AT Internet Institute

En France, la perte est estimée à 0,7 point sur la semaine du lundi 18 au vendredi 22 janvier 2010. Sur cette même semaine, le gain de part de visites pour Firefox est estimé à 0,7 point.

France - Parts de visites issues d'IE

Crédit AT Internet Institute

Internet Explorer tombe sous les 60 % en Europe

La seconde étude de l’AT Internet Institute a été réalisée du 1er au 31 décembre 2009 sur 23 pays européens. La barre des 60 % de parts de marché est largement franchie par un Internet Explorer qui ne représente plus que 58,6 % du trafic des sites Web européens en décembre 2009. Il perd 3,6 points depuis juin 2009. En 9 mois, Internet Explorer a même vu sa part de marché chuter de 6 points.

Ses concurrents en profitent et à ce jeu là c’est Chrome qui prend le plus de parts de marché. Le navigateur de Google progresse en 6 mois de 1,8 points pour atteindre en décembre 2009 4,1 % de parts de marché. Firefox, le challenger d’IE, gagne 1,1 point depuis juin 2009 pour atteindre en décembre une part de marché de 29,4 %. Les 30 % ne sont pas loin au niveau européen alors qu’ils avaient été dépassés en France en avril 2009. Safari, le navigateur d’Apple, toujours troisième en Europe, dépasse les 5 % en passant en 6 mois de 4,2 % à 5,1 %, soit un gain de 0,9 point de juin à décembre 2009.

On notera aussi qu’Opera n’entre toujours pas dans la danse avec un gain marginal de 0,1 point en 6 mois pour atteindre les 2,3 % en décembre 2009.

parts en visites Web des familles de navigateurs entre juin et décembre 2009

Crédit AT Internet Institute

L’institut s’est intéressé aux 4 pays européens dans lesquels IE a perdu le plus de terrain entre juin et décembre 2009. En Irlande, au Royaume-Uni, en Grèce et en République Tchèque Internet Explorer enregistre le plus fort recul de sa part de marché. Citons l’étude (en y mettant un peu les formes) :

En Irlande, la part de visites d’Internet Explorer se retrouve en-dessous de la moyenne européenne avec 56,9 % des visites en décembre 2009 (-7,8 points vs juin 2009) :

  • Google Chrome renforce sérieusement sa 3ème position derrière Mozilla/Firefox : 10,5 % des visites en moyenne sur décembre 2009, soit un gain de près de 5 points en 6 mois,
  • Safari, 4ème, est également gagnant avec une part qui atteint 8,5 % (+3,3 points en 6 mois).

Même constat en Grèce où Internet Explorer perd 6,5 points pour descendre à 55,8 % des visites :

  • Mozilla/Firefox en profite pour accroître sa part de 3,5 points entre juin et décembre 2009 et atteindre 35,6 %,
  • Google Chrome (3ème) et Safari (4ème) progressent respectivement de 1,9 et 1,1 point.

Au Royaume-Uni, la part moyenne d’Internet Explorer est en recul de 7 points entre juin et décembre 2009 mais reste néanmoins supérieure à la moyenne européenne :

  • En moyenne, 68,2 % des visites au Royaume-Uni sont effectuées en décembre avec Internet Explorer vs 75,2 % en juin 2009,
  • Mozilla/Firefox, second, est en progression mais ce sont surtout Safari (+2,2 points avec 7,2 % des visites) et Google Chrome (+2,6 points avec 5 % des visites) qui tirent leur épingle du jeu.

En République Tchèque, la part de visites d’Internet Explorer est toujours en-dessous de la moyenne européenne avec 50,7 % des visites en décembre 2009 (-6,3 points vs juin 2009) :

  • Bonne performance de Mozilla/firefox qui atteint 35,2 % des visites en décembre 2009 (vs 32,3 % en juin),
  • Tout comme Google Chrome dont la part fait plus que doubler (4 % en décembre vs 1,8 % en juin 2009),
  • Opera, 3ème navigateur en visites, est également gagnant avec un gain de 1,2 point en 6 mois (5,9 % en décembre vs 4,7 % en juin 2009).
Top 5 des navigateurs en part de visites Web

Crédit AT Internet Institute

Google Chrome en forte progression en Europe s’offre la 3ème place dans certains pays européens comme il l’a conquise au niveau mondial en janvier selon Net Applications.

La méthodologie est à consulter dans les études.

Sources et références

vendredi 22 janvier 2010

La faille critique d'Internet Explorer est corrigée

Microsoft a avancé la sortie de son patch cumulatif pour Internet Explorer afin de corriger la faille critique incriminée dans les piratages de Google et d’autres entreprises américaines.

Si Microsoft a reconnu le 14 janvier 2010 qu’une faille critique touchait Internet Explorer, ce serait en septembre 2009 que Microsoft a été prévenu de l’existence de cette faille dans ses navigateurs, selon Wired. Jean-Baptiste Favre lui a pisté le signalement de cette vulnérabilité à l’éditeur jusqu’en août 2009.

Même si vous n’utilisez plus Internet Explorer, il est nécessaire de faire la mise à jour (à moins d’être passé à Linux). De nombreux programmes utilisent le moteur d’Internet Explorer vulnérable. Le plus pratique est d’utiliser le service de mise à jour automatique de Windows. Sinon, on visitera avec profit Windows Update mais pas avec son navigateur alternatif cependant.

D’autres failles ont depuis été signalées à Microsoft. On verra combien de temps met cette fois l’éditeur américain pour les combler.

Sources et références

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