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jeudi 5 septembre 2013

Mitchell Baker, présidente de Mozilla, à la Campus Party Europe

Aujourd’hui, à midi à Londres, Mitchell Baker, la présidente de la fondation Mozilla, a donné une conférence à la Campus Party Europe « Rester en capacité avec le Web » ainsi annoncée :

Le Web a permis à toute une génération de s’exprimer en créant et en remixant ses idées. Un Web ouvert et interopérable est la plateforme rendant cela possible et elle doit continuer à se développer pour cette nouvelle génération afin de continuer à pousser les limites dans le mobile et ailleurs.

Mitchelle Baker à la Campus Party EuropeMatthew Chapman sur Marketing Magazine a publié un compte rendu de ses déclarations :

Mitchell Baker de Mozilla met en garde contre Google et Apple qui dominent le Web mobile

La présidente de Mozilla, Mitchell Baker, a mis en garde que permettre à Google et Apple de dominer le Web mobile serait un frein pour la diversité et l’inventivité.

S’exprimant à la Campus Party Europe, Baker a déclaré que Mozilla avait lancé son propre système d’exploitation parce que le Web mobile n’était actuellement pas « fait de l’ADN qui a rendu l’internet si explosif » à ses débuts.

Elle a dit : « Google et Apple sont de formidables entreprises, je connais beaucoup des gens qui y sont et je les aime beaucoup, mais l’humanité est beaucoup plus diversifiée et notre inventivité est beaucoup plus diversifiée que ce que les deux sociétés ne seront jamais en mesure d’accueillir. »

L’organisation à but non lucratif Mozilla n’est pas focalisée sur la troisième place parmi les plus grandes entreprises dans l’espace des systèmes d’exploitation mobiles, a dit Baker, mais voulait plutôt rendre le Web aussi ouvert sur mobile, qu’il l’est sur le bureau.

Elle a ajouté que la dominance des systèmes d’exploitation iOS d’Apple et Android de Google couraient le risque de répéter les erreurs du passé, a-t-elle ajouté, citant Microsoft en exemple.

Baker a déclaré : « Après que Microsoft est devenu dominant, l’ouverture du Web a été réaspirée dans la cheminée commerciale de Microsoft. »

Elle a dit : « la raison pour laquelle le changement se produit si rapidement et si diversement sur l’internet est due à l’ADN fondamental de l’internet. L’internet a été conçu pour être ouvert et il a été construit sur l’interopérabilité.

« Imaginez que si Skype avait dû aller chez tous les fournisseurs de services internet dans le monde et dire « je veux faire de la voix sur l’internet » – il n’y serait jamais arrivé. »

Mozilla a pour objectif de placer l’utilisateur au lieu des plateformes comme Facebook ou Twitter au « centre de l’expérience » avec son système d’exploitation Firefox.

Baker a déclaré : « l’important, c’est « moi » pas Twitter ni Facebook. Je veux une demeure sur l’internet qui soit mienne. »

Crédit photo : Michal Maxo Maxian sur Twitter

Source

Marketing Magazine, Mozilla’s Mitchell Baker warns of Google and Apple dominating mobile web, 5 sept. 2013, Matthew Chapman

mardi 13 août 2013

Dotclear a 10 ans et propulse BlogZiNet depuis 9 ans ½

Logo DotclearVoici un rapide billet, que je n’ai pas eu le temps de préparer tant ces derniers jours ont été occupés à autre chose qu’Internet, pour marquer ma reconnaissance à Olivier Meunier, le créateur de Dotclear, et aux passionnés qui l’ont entouré – puis qui ont pris sa suite lorsqu’il a laissé le projet voler des ses propres ailes.

Je ne reviendrai pas sur la qualité et la beauté du code, ni sur le respect des standards du Web, que Tristan Nitot, l’évangéliste principal de Mozilla et ex-président-fondateur de feu Mozilla Europe (qui vit cependant toujours au cœur de Mozilla), évoque bien mieux que je pourrais le faire. Sur ce point du code, je tiens seulement à saluer les efforts de l’équipe pour assurer la compatibilité de Dotclear avec l’hébergement très particulier des pages perso de mon FAI, Free, qui s’accompagne de limitations arbitraires et d’un retard – énorme – dans le suivi des versions des logiciels côté serveur.

Pour ma part, Dotclear est une vielle histoire. Si je n’ai pas accompagné sa naissance, j’ai sans doute assisté à ses premiers pas, quand, début janvier 2004, j’ai installé Dotclear chez Free. Ça m’a demandé quelques bidouillages sous le capot dont témoigne déjà un billet du 22 janvier 2004. Avec la personnalisation des thèmes et du code réutilisable pour mettre en forme le contenu des billets, ces bidouillages m’ont permis d’en apprendre plus – non pas sur PHP que je laisse aux sorciers de Dotclear – mais sur (X)HTML et CSS.

Flashback : j’avais commencé fin 2012 et poursuivi en 2003, parmi mes expérimentations, la rédaction de billets sur mon petit site Mozinet en HTML/CSS directement sur les pages perso de Free. Notamment sur les conseils « éclairés » de Tristan Nitot, je suis passé au blogage sous Dotclear alors encore en RC de la version 1.0, il me semble.

Début février 2006, sur MozillaZine-fr, nous avons aussi, pour notre blog MozillaZine-fr Revue depuis mis en sommeil, installé Dotclear. Sous Dotclear 1, le compteur de nos billets s’est arrêté à 177 (dont 130 pour moi).

Longtemps après la sortie de Dotclear 2.0, je suis, après 1 146 billets au compteur, passé à cette nouvelle version de Dotclear pour le Nouvel An 2010. Depuis 3 ans ½, j’ai rédigé 652 billets (dont celui-ci) la plupart sur Mozilla. Donc, mon « score Dotclear » s’établit à 1 928 billets. Ah non ! 1 929 ! J’allais oublier LE billet que j’ai rédigé pour le blog de French Mozilla aussi propulsé par Dotclear.

Et, je ne compte pas m’arrêter là. Si Dotclear continue, je continue :-)

Pour le présent billet, je me suis replongé dans mon actualité de janvier 2004. Alors que le Macintosh fêtait ses 20 ans, l’actualité des navigateurs parlait de dinosaures aujourd’hui éteints : Amaya, Epiphany sous Gecko et la suite Mozilla, ainsi qu’un OVNI Jazilla qui visait à réécrire Mozilla en Java et qui avait donc son propre moteur de rendu HTML à la place de Gecko. À cette époque pas de Firefox, mais nous parlions de Mozilla Firebird que le ministère de la Culture français (dirigé par Jean-Jacques Aillagon dans les gouvernements de Jean-Pierre Raffarin) mettait à disposition de ses agents. Une autre époque !

Pour finir, je tiens à renouveler ma reconnaissance aux développeurs passés, présents et futurs de Dotclear, mais aussi à tous les développeurs de plugins/extensions et de thèmes, et, bien sûr, aux bénévoles qui assurent sur les forums de Dotclear

Références

Le 13 août 2013 :

dimanche 16 juin 2013

StopWatching.Us : Mozilla lance une campagne massive sur la surveillance numérique

PRISM le programme de surveillance électronique américain géré par la NSA, l’organisme de renseignement gouvernemental des États-Unis, fait parler de lui depuis plus d’une semaine. Depuis que le quotidien britannique The Guardian affirme, suite aux révélations d’Edward Snowden, que la NSA dispose d’un accès direct aux données hébergées par les géants américains des nouvelles technologies, parmi lesquels Google, Facebook, YouTube (Google), Microsoft, Yahoo!, Skype (Microsoft), AOL et Apple. Vous remarquerez que parmi les principaux éditeurs de navigateurs Web, seul Mozilla ne figure pas dans cette liste.

Mozilla ne se repose pas sur ses lauriers mais se lance une fois de plus dans l’arène politique en soutenant une pétition : Stop Watching Us (dont Framalang a traduit la lettre introductive au Congrès : Arrêtez de nous regarder). La coalition d’organisations, d’entreprises et d’individus éminents à l’origine de cette pétition a trois requêtes : Réforme, enquête, responsabilité.

Surveillance intégrale, le billet de Mitchell Baker, la présidente de la fondation Mozilla, a été traduit par Goofy pour MozFr.org. Elle rappelle que Mozilla demeure fidèle à ses valeurs de respect des données privées (voir par exemple le Manifeste de Mozilla). Voyons maintenant le billet du blog officiel de Mozilla de son directeur de la vie privée et de la politique publique, Alex Fowler, annonçant le lancement de cette initiative :



D’autres points de vue de Mozilliens :
Billet de Mitchell Baker, « Total Surveillance »
Billet de Ben Adida, « No User is an Island »
Billet de Chris Lawrence, « NSA Surveillance Revelations are a Teachable Moment »

La semaine dernière, des rapports de médias ont vu le jour pour rendre compte du fait que le gouvernement américain exige de grandes quantités de données des sociétés Internet et de téléphonie par l’intermédiaire de programmes de surveillance top secrets. Les révélations, qui confirment nos pires craintes, soulèvent de sérieuses questions sur les protections individuelles de la vie privée, les contrôles sur les pouvoirs du gouvernement et les décisions judiciaires ayant une incidence sur certains des services les plus populaires du Web.

Mozilla lance aujourd’hui StopWatching.Us — une campagne parrainée par une large coalition d’organisations de tout le spectre politique et technique faisant appel aux citoyens et organisations à travers le monde pour exiger des comptes complets montrant à quel point nos données, communications et interactions en ligne sont surveillées.

Ce qui est en jeu

Chaque fois que nous partageons des informations en ligne, il y a un risque intuitif d’exposition à ce que quelqu’un avec qui nous n’avons pas l’intention de partager puisse y accéder. Ça participe de l’utilisation d’un moyen de communication ouvert, largement distribué et mondial.

Mais il existe différents niveaux d’exposition :

  • Il y a l’utilisation d’un service où vous interagissez avec des amis, recherchez de nouvelles possibilités d’emploi ou tout simplement jouez à un jeu, où ces activités sont consignées par le service.
  • Il y a l’activation de la géolocalisation sur une application mobile afin qu’elle puisse personnaliser votre expérience, fournissant ainsi à l’application des données sur vos mouvements.
  • Il y a la conséquence involontaire du partage à outrance sur un réseau social.
  • Puis, il y a des niveaux d’exposition plus graves — tels que les gouvernements, les mises en application de la loi ou les agences de renseignement obtenant l’accès à nos données privées stockées dans le « cloud », les journaux créés par nos fournisseurs de services Internet et autres sociétés qui retracent des choses sur nous.

Les trois premiers sont assez bien connus et les utilisateurs peuvent prendre des mesures pour en savoir plus sur ces pratiques de données par le biais de leur expérience en les utilisant ou en se référant aux politiques de confidentialité et aux conditions du service. La technologie s’améliore également en fournissant des moyens de contrôle supplémentaires et plus de transparence. Mozilla, par exemple, fournit des outils tels que Do Not Track (Ne pas me pister), Persona et l’extension pour Firefox Collusion, entre autres.

Cependant, les expositions résultant de la surveillance en ligne financées par le gouvernement sont entièrement distinctes de la question de savoir si nous choisissons de partager de l’information et de ce que disent ces sites qu’ils feront ou ne feront pas avec nos données. C’est parce que, au moins aux États-Unis, ces sociétés sont tenues de respecter une ordonnance du tribunal pour partager nos informations avec le gouvernement, qu’ils le veuillent ou non. Mozilla n’a pas reçu un tel ordre à ce jour, mais ça pourrait nous arriver à l’avenir à mesure que nous créons de nouveaux services basés sur l’utilisation de serveurs.

Il y a un certain nombre de problèmes avec ce genre de surveillance électronique. Tout d’abord, Internet rend beaucoup plus facile l’utilisation de ces pouvoirs. Il y a beaucoup plus de données disponibles. Les autorités légales pour exercer une surveillance électronique ont connu une expansion au cours des dernières années, parce que les lois sont écrites en termes généraux. Et, en tant qu’utilisateurs, nous n’avons pas de bons moyens de savoir si le système en cours d’utilisation est victime d’abus, parce que tout se passe derrière des portes closes.

Impliquez-vous

Lorsque nous repensons à la réaction du public à SOPA/PIPA, deux projets de loi du Congrès contre le piratage, où Mozilla et d’autres organisations ont demandé au public de s’impliquer, nous avons été époustouflés par la réponse. Des centaines de milliers de personnes ont contacté leurs représentants avec des inquiétudes sur l’impact potentiel sur le Web de ces législations. Nous avons vu la même chose avec l’ACTA dans l’UE. Nous devons raviver cette énergie plus que jamais pour que nos élus prennent les mesures nécessaires pour clarifier la façon dont les politiques actuelles de surveillance sont mises en œuvre.

Mozilla croit en un Internet où nous n’avons pas à craindre que tout ce que nous faisons est pisté, surveillé et consigné par les entreprises ou les gouvernements. Et, nous croyons en un gouvernement dont les actions sont visibles, transparentes et responsables.

Ce qui est unique pour Mozilla est que notre seule responsabilité est envers les internautes qui se fient à un Web ouvert, où le contenu, l’imagination, la confiance et l’innovation peuvent prospérer.

Nous prenons position pour les utilisateurs. Nous voulons que chaque utilisateur prennent position également : StopWatching.Us


Twitter : @stopwatchingus
#stopwatchingus


Le document original et cette traduction sont soumis aux conditions de la licence
Creative Commons : « Paternité – Partage des conditions initiales à l’identique 3.0 »
ou toute version postérieure.

License Creative Commons

Merci à Hervé Renault pour la relecture de cet article.

Sources et références

samedi 6 avril 2013

Mozilla Firefox 20

Mardi, en pleine commémoration virtuelle du 15ème anniversaire de Mozilla, Firefox 20 paraissait pour ordinateurs de bureau et mobiles Android. Nous vous avons déjà présenté en détails les nouveautés de Firefox 20 lors de son passage dans le canal de développement bêta (il y est entré juste après la sortie de Firefox 19 fin février).

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vendredi 22 avril 2011

Free : une publication judiciaire en ligne bien pâle

Sur ce site hébergé par Free, mettons un peu en lumière la publication judiciaire que Free exécute actuellement sur son portail Web. Elle en a besoin tellement sa discrétion sur la page d’accueil de Free est patente. Ça « frise » la mauvaise foi dans l’exécution du jugement de première instance condamnant Free pour clauses abusives.

La publication est faite sous la forme d’un « pavé » publicitaire dans la colonne de droite au milieu des publicités criardes. Il s’agit d’une image GIF de 300 x 250 px – donc pas lisible et référençable au format texte par les robots – avec un texte très serré ayant une police de couleur gris claire. Sa balise image n’a pas d’attribut alt pour lui donner un texte alternatif. Et surtout, l’affichage est hors de la partie visible sans avoir besoin de faire défiler la page vers le bas de la plupart des navigateurs.

Condamnation de Free

crédit Free

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dimanche 19 décembre 2010

MÀJ de la page des mentions légales

Je viens de mettre à jour la page des mentions légales de BlogZiNet pour refléter des évolutions dans les liens proposés. Free a modifié sa page d’information sur le signalement des contenus illicites. L’ancienne mène à une erreur 404 – il faudrait leur dire que les URL sympas ne changent pas !

J’ai dû retirer les références au site du Forum des droits sur l’internet qui a été dissous il y a peu. C’est bien dommage de voir disparaître cette ressource documentaire qui n’a, à ma connaissance, pas été remplacée.

samedi 18 décembre 2010

Passer à la Freebox 6 ?

Dans la série ma vie : vais-je commander le renouvellement de ma Freebox pour passer à la nouvelle version 6 ? C’est une petite révolution par rapport à ma Freebox 4 mais je ne suis pas chaud pour l’augmentation du prix de l’abonnement (étant en dégroupage total). Quel dilemme !

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