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vendredi 12 novembre 2010

Mozilla Firefox 4 bêta 7

Je n’ai pas parlé ici de Firefox 4 depuis la version bêta 3. Mercredi, Mozilla a publié la septième bêta de la future version majeure de son navigateur open source. Firefox 4 bêta est désormais disponible en 57 langues dont le français. Les performances sont vraiment appréciables. Le blog de Mozilla en dit plus sur les nouveautés maintenant intégrées à Firefox 4 bêta 7 :

Un nouvelle version de Firefox 4 bêta est maintenant prête pour que vous la téléchargiez et la testiez ! Cette version améliore les performances sur certains points importants : Elle ajoute le compilateur JavaScript juste à temps (JIT) JägerMonkey ; ajoute plus de support des graphiques accélérés matériellement, ainsi que l’accélération matérielle pour Windows XP et Mac OS X ; et active les capacités 3D, sans avoir besoin de plugins, avec WebGL.

Cela signifie que les pages se chargent plus rapidement, que les interactions avec les sites Web sont plus vives et que le Web est seulement plus amusant. Pour les développeurs, cela signifie que vous pouvez construire des applications Web plus riches de hautes performances et explorer le monde des graphiques 3D, inhérentes au Web.

En outre, les API des extensions pour Firefox 4 sont maintenant stables, donc, si vous êtes un développeur d’extension, il est maintenant temps de mettre à jour votre extension compatible avec Firefox 3.6 pour supporter Firefox 4.

Ce qu’il y a de nouveau

Augmentation des performances JavaScript avec JägerMonkey

JägerMonkey est un plus invisible, mais puissant, de Firefox 4 bêta. Le moteur JavaScript SpiderMonkey Firefox intègre désormais le nouveau compilateur JIT JägerMonkey, qui, avec des améliorations à l’actuel JIT TraceMonkey et à l’interpréteur de SpiderMonkey, s’élève à des vitesses qui mettent vraiment en valeur les applications Web riches d’aujourd’hui. Vous noterez cela dans le temps de démarrage plus rapide, une vitesse de chargement des pages améliorée et les performances des applications Web et des jeux.

Firefox 4 bêta est vraiment rapide. Voici comment la dernière version bêta soutient la comparaison avec Firefox 3.6 et les versions précédentes de Firefox 4 bêta sur différents tests d’évaluation JavaScript :

comparaison des performances JavaScript de Firefox 3.6, 4 bêta 4 et 4 bêta 7

Pour davantage de détails, voir le billet de blog de l’ingénieur Firefox David Mandelin.

Augmentation des performances graphiques

Cette mise à jour de Firefox 4 bêta incorpore des graphiques accélérés matériellement dans le rendu final d’un site Web – dénommé « composition ». Cela permet aux sites de se charger et de répondre plus rapidement aux contenus riches et interactifs tels que les jeux sur le Web, les applications ou les photos. Sur Windows (y compris Windows XP), l’accélération matérielle est faite en utilisant la technologie DirectX ; sur Mac OS X, elle est faite en utilisant OpenGL.

Toutes les cartes graphiques et/ou les pilotes vidéo ne supportent pas l’accélération matérielle. Lisez ces billets de blog du développeur Firefox Joe Drew pour davantage de détails sur les dernières améliorations apportées à l’accélération matérielle et pour vérifier si votre matériel supporte cette fonctionnalité.

Faire des graphiques 3D pour Firefox avec WebGL

Firefox 4 bêta permet aux développeurs de rendre les graphismes 3D en utilisant WebGL. Les développeurs Web peuvent maintenant créer des jeux spectaculaires, des graphiques vifs et une toute nouvelle expérience visuelle pour le Web, sans obliger les utilisateurs à installer de plugin ! Cela signifie que les graphismes 3D peuvent être combinés avec d’autres technologies Web pour offrir des expériences étonnantes qui s’intègrent parfaitement avec le reste de votre site Web. WebGL dans Firefox 4 bêta nécessite une carte graphique compatible OpenGL sur Windows ou Mac OS X. Le support supplémentaire des autres cartes graphiques sur Windows (en particulier les GPU Intel) et Linux viendra dans les versions bêta à venir.

Support des Exquisite Fonts avec OpenType

Préparez-vous pour les sites avec des mises en page aussi élégantes que celle que vous pourriez trouver dans un livre composé. Avec le support du format de polices OpenType dans Firefox 4 bêta, les designers et développeurs peuvent créer des effets sophistiqués en maîtrisant les ligatures, le crénage, les caractères alternatifs, les variantes de petites et grandes capitales et plus. Pour en savoir plus, lisez ce billet de blog de l’ingénieur plateforme de Firefox John Daggett.

Des formulaires HTML5 améliorés

Firefox 4 bêta améliore également les formulaires HTML. Les formulaires HTML5 sont une rupture pour créer avec l’auto-complétion, la validation HTML5 du formulaire la nouvelle API des formulaires. Pour plus d’informations, voir ce billet de blog du développeur Firefox Mounir Lamouri.

Fonctionnalités et performances

Firefox 4 est en voie de devenir le navigateur le plus rapide et le plus amusant pour découvrir le Web comme vous le souhaitez. Cette version est un grand pas et combine de nombreuses fonctionnalités qui rendent votre voyage autour du Web amusant, régulier et personnel (Firefox Sync, Panorama, onglets applicatifs et le nouveau gestionnaire de modules complémentaires, pour n’en nommer que quelques-unes) avec d’excellentes performances. C’est vraiment super.

Les utilisateurs de Firefox 4 bêta ont dû recevoir une notification automatique de mise à jour dans les 48 heures. Ils peuvent aussi l’obtenir manuellement en choisissant « Rechercher des mises à jour… » dans le menu « ? ». Dans Firefox 4 bêta 7, il faudra chercher les mises à jour en allant dans le sous-menu « Aide » du menu unique « Firefox » sur la boîte de dialogue « À propos de Firefox ».

Télécharger Mozilla Firefox 4 bêta 7 en français

Sources et références

mardi 4 mai 2010

Mots-clés référents de BlogZiNet d'avril 2010 et quelques réponses

Je me suis plongé dans les stats fournies par Free avec phpMyVisites. Pour le mois qui vient de finir, j’ai regardé les mots-clés des moteurs de recherche. C’est Google qui fournit la grande majorité des entrées avec 92 % auxquels il sied d’ajouter les 6 % de Google Images. Bing n’est pas pris en compte par l’application mais apparaît dans les sites référents. Il ne fournit que quelques dizaines d’entrées. Je ne comprends pas pourquoi, bien que j’ai soumis le blog depuis longtemps dans les outils pour webmestres, il n’y a que quelques pages d’indexer dans le moteur de Microsoft, et ça diminue en plus.

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samedi 6 février 2010

Comment Mozilla lutte contre les arnaques au téléchargement

Dans un billet que j’avais traduit l’année dernière, le directeur juridique de Mozilla, Harvey Anderson, dressait une typologie des menaces sur ses marques que Mozilla était obligé de combattre. Il y décrivait comment Mozilla utilise le droit des marques pour combattre les profiteurs et les arnaqueurs qui détournent les efforts de la communauté. Aujourd’hui, il revient sur le sujet en postant quelques statistiques sur la lutte de Mozilla contre les sites frauduleux. Parallèlement, Gervase Markham publie une série de billets sur le cas allemand.

Très récemment encore, la presse en ligne relatait le cas d’un site de téléchargement d’un Firefox contenant un adware. Les internautes se faisant piéger se retrouvent bombardés de pop-up publicitaires. Mais, plus grave que ces désagréments, des internautes se voient demander de payer plusieurs dizaines d’euros pour télécharger Firefox ou Thunderbird.

Dans le cas de l’Allemagne, où les téléchargements de Firefox sont importants et les cas de détournement des marques de Mozilla sont particulièrement problématiques, Gervase Markham identifie quatre types de violation des marques de Mozilla :

  • l’enregistrement de noms de domaine enfreignant ses droits (par ex. les typosquatters comme « morzilla.de » ou « firfox.de ») ;
  • le contenu en ligne trompeur (ceux qui prétendent être le site de téléchargement officiel de Mozilla) ;
  • les offres de versions modifiées des logiciels de Mozilla, par ex. avec une barre d’outils modifiée ou contenant des malwares ;
  • les « pièges à l’abonnement » où ce qui semble gratuit finit par vous coûter cher.

La riposte de Mozilla s’engage sur plusieurs fronts avec une escalade des mesures de rétorsion :

  1. Contacter les moteurs de recherche pour demander que le site soit déréférencé (ses bonnes relations avec les moteurs de recherche permettent à Mozilla de couper l’arrivée d’air des sites frauduleux qui se voient déréférencés ou privés de publicité) ;
  2. Rapporter le site aux agences de protection des consommateurs ;
  3. Expédier une lettre de cease and desist (ce qui résout le problème dans la plupart des cas, sinon…) ;
  4. Ouvrir un litige de domaine devant le DENIC (pendant allemand de l’AFNIC) et demander l’annulation ou le transfert de tous les noms de domaine violant le droits de Mozilla ;
  5. Obtenir une injonction préliminaire (ordonnance de référé).

Si elles ne sont pas respectées, les injonctions préliminaires peuvent être mises à exécution par des procédures de pénalités financières. Cependant, une voie plus rapide pour abattre un site est de s’adresser à son fournisseur. Sous la loi allemande (comme sous la française) les fournisseurs Internet sont responsables des contenus illicites dès qu’ils sont informés de la violation. Ainsi, une lettre au fournisseur, accompagnée d’une copie de l’injonction préliminaire, entraine la fermeture immédiate du site. Gervase cite le chiffre de 7 injonctions préliminaires qui ont toutes été couronnées de succès. Dans deux autres cas, l’autre partie a fait appel, mais les injonctions préliminaires ont été confirmées en appel.

De son côté, Harvey relève que sur les neuf derniers mois Mozilla a entrepris de :

  • Faire valoir des revendications qui ont conduit 15 sites européens (allemands pour la plupart) à cesser leurs pratiques trompeuses impliquant Firefox et Thunderbird. Ce sont les conséquences d’injonctions ou d’efforts de cease and desist ;
  • Passer en revue plus de 4 300 sites ;
  • Signaler une foule de sites aux agences régionales de protection des consommateurs ;
  • Récupérer 50 domaines qui étaient engagés dans des activités douteuses (c’est-à-dire des arnaques à l’abonnement ou de la distribution de malwares) ;
  • Amener 122 sites américains à cesser leurs pratiques non autorisées ou illicites en réponse aux demandes de Mozilla ;
  • Alerter les moteurs de recherche de ces pratiques quand Mozilla pensait qu’ils pourraient agir.

Sur le wiki de Mozilla, on peut voir le noms de domaine transférés à Mozilla comme « modzilla.fr », « mozila.fr », « mozzilla.fr » et « mozilla.fr » et les sites européens et américains où les marques de Mozilla ou des versions de logiciels non autorisées ont été retirées ou le site fermé.

Il reste encore beaucoup à faire et la lutte internationale contre les arnaques aux produits libres semble infinie. Si vous êtes témoin ou plus tristement victime de tels agissements, Mozilla a mis en ligne un formulaire pour signaler les sites abusant de ses marques.

Sources et références

vendredi 5 février 2010

Chrome grignote des parts de marché à IE et Firefox

Net Applications, société californienne d’analyse du trafic Internet, a publié ses statistiques sur les parts de marché des navigateurs Web pour janvier 2010. Il en ressort que Chrome, le navigateur de Google qui vient de sortir en version 4 avec la prise en charge des extensions, franchit la barre des 5 %, tandis que Firefox recule légèrement devant celle des 25 %. En effet, Firefox perd 0,18 point depuis décembre 2009 pour atteindre 24,43 %. Internet Explorer perd lui 0,57 point en un mois pour atteindre 62,12 %. Google Chrome gagne de son côté 0,59 point sur la même période confirmant la troisième place qu’il avait ravi en décembre 2009 à Safari d’Apple qui ne gagne que 0,07 point. Ces deux navigateurs basés sur le moteur d’affichage WebKit atteignent respectivement 5,22 % et 4,53 %. Opera Software a deux navigateurs classés : Opera perd marginalement 0,02 point pour atteindre 2,38 % et Opera Mini gagne 0,06 point pour atteindre 0,59 %.

Comme le fait remarquer Gregg Keizer, Chrome a doublé sa part de marché depuis juillet 2009. Sur les derniers mois, la progression de Chrome a surpassé celle de Firefox par cinq à un, affichant une augmentation de 1,62 points contre 0,32 point pour Firefox. Sur les douze derniers mois, Chrome a gagné 3,68 points tandis que Firefox seulement 2,3. Même si les chiffres de Net Applications sont à prendre avec des pincettes, il semble bien que ce soit là une tendance lourde sur laquelle on puisse compter.

Internet Explorer 8 devient la version de navigateur la plus populaire

Quand on comptabilise les navigateurs par version, Internet Explorer 8 devient la version de navigateur la plus populaire avec une part de marché de 22,3 % contre 20 % pour Internet Explorer 6. Si l’on ajoute les chiffres du mode de comptabilité d’IE 8 qui est comptabilisé à part par Net Applications, Internet Explorer 8 dépasse les 25 % de parts de marché.

L’usage d’IE serait sous-représenté

Un nouvel article de Gregg Keizer sur ComputerWorld pointe du doigt un phénomène qui devrait inquiéter. IE serait sous-représenté dans les statistiques de Net Applications.

Tuons tout de suite le suspens : c’est l’usage interne d’IE en entreprise qui n’est pas pris en compte par les sociétés de mesure du trafic Web. Selon Devil Mountain Software qui se base sur 23 000 PC monitorés par XPnet, 57 % de ces machines font fonctionner au moins deux navigateurs. Plus de 32 % des machines que Devil Mountain surveille se servent à la fois d’IE et de Firefox, faisant de Mozilla Firefox le navigateur numéro deux en entreprise. Google Chrome est le navigateur numéro deux des seconds navigateurs avec 18 % de systèmes qui font fonctionner à la fois IE et Chrome. Opera et Safari sont loin derrière avec seulement 4 % et 3 % respectivement des machines sur lesquelles ils tournent en conjonction avec IE.

Les utilisateurs d’IE sont forcés de se servir du navigateur de Microsoft pour faire tourner leurs applications internes mais utilisent Firefox et Chrome pour naviguer sur le Web. Comme les entreprises doivent maintenir des applications développées spécifiquement pour IE, l’usage devrait rester d’installer des alternatives à IE en plus du navigateur incorporé dans Windows plutôt que de remplacer ce dernier.

Sources et références

samedi 30 janvier 2010

Google va arrêter de supporter Internet Explorer 6

À commencer par Google Docs et Google Sites, l’entreprise américaine va cesser de supporter (au sens original et à celui de l’anglicisme) Internet Explorer 6. À partir du 1er mars, certaines fonctionnalités clés ne fonctionneront plus dans les anciens navigateurs. En effet, ce n’est pas seulement Internet Explorer 6 qui ne sera plus pris en charge, mais aussi Mozilla Firefox 2, Google Chrome 3, Safari 2 et leurs versions antérieures. Si l’utilisation de ces dernières versions ne se comptent plus qu’en dixièmes de pourcentage, il n’en est pas de même de la part de marché d’IE 6. Selon Net Applications, la version 6 du logiciel de Microsoft est toujours la version de navigateur la plus utilisée au monde, devant la version 8 d’IE et Firefox 3.5.

Même si Microsoft recommande urgemment aux utilisateurs d’IE 6 de mettre à niveau leur navigateur vers une version supérieure et particulièrement vers IE 8, les propriétaires de sites et d’applications Web ne sont pas prêts à cesser d’exiger la compatibilité avec Internet Explorer 6. Les développeurs quant à eux se passeraient bien de devoir bidouiller leurs créations pour qu’ils fonctionnent sous IE 6. Die IE 6. Die !

Sources et références

vendredi 29 janvier 2010

Deux études de l'AT Internet Institute confirment les tendances du marché des navigateurs

Deux études récentes de l’AT Internet Institute (ex-Xiti Monitor), société d’analyse du trafic Web, viennent attester des événements récents qui se sont produits dans le monde des navigateurs. On a vu dernièrement Internet Explorer perdre du terrain en Allemagne et en France suite aux recommandations de leur gouvernement d’utiliser un navigateur alternatif en attendant la sortie d’un correctif à une faille critique touchant le navigateur de Microsoft. Internet Explorer perd du terrain en Europe au point d’y descendre sous la barre des 60 % de parts de marché. Google Chrome profite plus que Firefox des pertes récentes d’Internet Explorer.

Mozilla Firefox tire profit de la faille d’Internet Explorer

D’après l’étude de l’AT Internet Institute réalisée du 4 au 22 janvier 2010, la perte estimée pour Internet Explorer en Allemagne est de 2,7 points de part de visites sur la semaine du lundi 18 au vendredi 22 janvier 2010. Sur cette même semaine, le gain de part de visites pour Firefox est estimé à 2,2 points.

Allemagne - Parts de visites issues d'IE

Crédit AT Internet Institute

En France, la perte est estimée à 0,7 point sur la semaine du lundi 18 au vendredi 22 janvier 2010. Sur cette même semaine, le gain de part de visites pour Firefox est estimé à 0,7 point.

France - Parts de visites issues d'IE

Crédit AT Internet Institute

Internet Explorer tombe sous les 60 % en Europe

La seconde étude de l’AT Internet Institute a été réalisée du 1er au 31 décembre 2009 sur 23 pays européens. La barre des 60 % de parts de marché est largement franchie par un Internet Explorer qui ne représente plus que 58,6 % du trafic des sites Web européens en décembre 2009. Il perd 3,6 points depuis juin 2009. En 9 mois, Internet Explorer a même vu sa part de marché chuter de 6 points.

Ses concurrents en profitent et à ce jeu là c’est Chrome qui prend le plus de parts de marché. Le navigateur de Google progresse en 6 mois de 1,8 points pour atteindre en décembre 2009 4,1 % de parts de marché. Firefox, le challenger d’IE, gagne 1,1 point depuis juin 2009 pour atteindre en décembre une part de marché de 29,4 %. Les 30 % ne sont pas loin au niveau européen alors qu’ils avaient été dépassés en France en avril 2009. Safari, le navigateur d’Apple, toujours troisième en Europe, dépasse les 5 % en passant en 6 mois de 4,2 % à 5,1 %, soit un gain de 0,9 point de juin à décembre 2009.

On notera aussi qu’Opera n’entre toujours pas dans la danse avec un gain marginal de 0,1 point en 6 mois pour atteindre les 2,3 % en décembre 2009.

parts en visites Web des familles de navigateurs entre juin et décembre 2009

Crédit AT Internet Institute

L’institut s’est intéressé aux 4 pays européens dans lesquels IE a perdu le plus de terrain entre juin et décembre 2009. En Irlande, au Royaume-Uni, en Grèce et en République Tchèque Internet Explorer enregistre le plus fort recul de sa part de marché. Citons l’étude (en y mettant un peu les formes) :

En Irlande, la part de visites d’Internet Explorer se retrouve en-dessous de la moyenne européenne avec 56,9 % des visites en décembre 2009 (-7,8 points vs juin 2009) :

  • Google Chrome renforce sérieusement sa 3ème position derrière Mozilla/Firefox : 10,5 % des visites en moyenne sur décembre 2009, soit un gain de près de 5 points en 6 mois,
  • Safari, 4ème, est également gagnant avec une part qui atteint 8,5 % (+3,3 points en 6 mois).

Même constat en Grèce où Internet Explorer perd 6,5 points pour descendre à 55,8 % des visites :

  • Mozilla/Firefox en profite pour accroître sa part de 3,5 points entre juin et décembre 2009 et atteindre 35,6 %,
  • Google Chrome (3ème) et Safari (4ème) progressent respectivement de 1,9 et 1,1 point.

Au Royaume-Uni, la part moyenne d’Internet Explorer est en recul de 7 points entre juin et décembre 2009 mais reste néanmoins supérieure à la moyenne européenne :

  • En moyenne, 68,2 % des visites au Royaume-Uni sont effectuées en décembre avec Internet Explorer vs 75,2 % en juin 2009,
  • Mozilla/Firefox, second, est en progression mais ce sont surtout Safari (+2,2 points avec 7,2 % des visites) et Google Chrome (+2,6 points avec 5 % des visites) qui tirent leur épingle du jeu.

En République Tchèque, la part de visites d’Internet Explorer est toujours en-dessous de la moyenne européenne avec 50,7 % des visites en décembre 2009 (-6,3 points vs juin 2009) :

  • Bonne performance de Mozilla/firefox qui atteint 35,2 % des visites en décembre 2009 (vs 32,3 % en juin),
  • Tout comme Google Chrome dont la part fait plus que doubler (4 % en décembre vs 1,8 % en juin 2009),
  • Opera, 3ème navigateur en visites, est également gagnant avec un gain de 1,2 point en 6 mois (5,9 % en décembre vs 4,7 % en juin 2009).
Top 5 des navigateurs en part de visites Web

Crédit AT Internet Institute

Google Chrome en forte progression en Europe s’offre la 3ème place dans certains pays européens comme il l’a conquise au niveau mondial en janvier selon Net Applications.

La méthodologie est à consulter dans les études.

Sources et références

vendredi 22 janvier 2010

Les Français aussi changent de navigateur

Contrairement aux informations que je relatais mercredi, il semblerait que les Français aussi changent de navigateur suite à la recommandation du 15 janvier du CERTA d’utiliser un navigateur alternatif jusqu’à la correction de la faille critique touchant Internet Explorer (corrigée hier). Le BSI allemand faisait la même recommandation, le même jour, ainsi que depuis le gouvernement australien.

Le blog Metrics de Mozilla révèle que le taux auquel les utilisateurs d’IE ont téléchargé Firefox a à peu près doublé en France et en Australie. Le graphique ci-dessous représente par une surface orange le nombre de téléchargements supplémentaires quotidiens qui sont au-dessus de ce qui était attendu pour ces journées (c’est-à-dire que ce sont les téléchargements qui peuvent être décrits comme directement attribuables aux alertes des gouvernements). La surface orange cumulée pour la France équivaut à environ 60 000 téléchargements (35 000 pour l’Australie).

Daily Downloads of Firefox by IE users in France

Crédit Mozilla

Sources et références

mercredi 20 janvier 2010

Les Allemands changent de navigateur, pas les Français

MÀJ : Les Français aussi changent de navigateur.

Demain devraient sortir Firefox 3.6, prochaine version majeure du navigateur de Mozilla, et le patch cumulatif d’Internet Explorer corrigeant la faille critique utilisée pour mener les attaques contre Google et d’autres entreprises américaines. Comme nous l’avions révélé le CERTA recommande l’utilisation d’un navigateur alternatif en attendant la publication d’un correctif de Microsoft. Le BSI allemand faisait de même le même jour ainsi que depuis le gouvernement australien.

En Allemagne, l’impact de la mise en garde contre Internet Explorer a été significatif sur les téléchargements d’Opera et de Firefox, navigateurs alternatifs à IE. Comme le montre le graphique ci-dessous, le nombre de téléchargements de Firefox à augmenter de plus de 300 000 durant la période allant de l’avis du BSI à lundi dernier. Selon Numerama, « les téléchargements [d’Opera] ont plus que doublé en quelques jours, tandis qu’en Australie les téléchargements ont bondi de 37 %. »

300 000 Incremental Firefox Downloads in 4 Days

Crédit Mozilla

Cependant, en France rien de tel. Si bien Mozilla, qui n’a constaté qu’un frémissement des téléchargements, qu’Opera, qui remarque que « l’avertissement des autorités allemandes a eu beaucoup plus d’impact que l’alerte émise par le CERTA », ne rapportent pas d’augmentations significatives des téléchargements des navigateurs alternatifs. Malgré le danger, les utilisateurs français d’IE n’ont pas changé de navigateur.

Demain, deux choses à faire : installer Firefox 3.6 et, utilisateurs de Windows, installer le patch cumulatif pour Internet Explorer pour protéger les applications tierces qui utilisent le moteur d’IE et qui sont vulnérables en attendant le correctif.

Sources et références

vendredi 8 janvier 2010

Mozilla Firefox : 40 % de crossance en 2009

Le blog Metrics de Mozilla révèle que Firefox progresse de 40 % dans le monde. Il ajoute que deux régions en particulier ont continué à adopter Firefox à un rythme effréné : l’Amérique du Sud (64 %) et l’Asie (73 %).

Screen shot 2010-01-07 at 4.04.18 PM

Crédit Mozilla

La plupart des 40 % de croissance a eu lieu récemment. Dans les 4 mois qui ont précédé la période des Fêtes, Firefox a rajouté  22,8 millions d’utilisateurs actifs quotidiens. Durant cette même période l’an dernier, Firefox avait engrangé 16,4 millions d’utilisateurs.

Le graphique ci-dessous retrace les utilisateurs actifs quotidiens au cours des 17 derniers mois. La ligne supérieure lissée montre notre récent modèle de croissance, tandis que la ligne inférieure lissée montre la croissance dans l’année précédente. La ligne pointillée bleue estime les utilisateurs actifs quotidiens, en fonction de tendances historiques.

adu_prediction

Crédit Mozilla

Si vous êtes curieux, le creux saisonnier des vacances (ci-dessus) est en accord avec les modèles d’utilisation globale d’Internet et il a été en fait un peu plus modéré que nous l’avions prévu. Historiquement, nous avons vu un déclin de 15 % de l’utilisation de Firefox autour de Noël.

Dans l’ensemble, 2009 a été une grande année pour Firefox. La communauté tout entière mérite une tonne d’honneurs pour le rythme rapide et continu d’adoption de Firefox.

Mozilla Blog of Metrics, 40% Firefox Growth in 2009, 8 janv. 2010, Blake Cutler

jeudi 7 janvier 2010

53 % des nouveaux utilisateurs français installent d'anciennes versions de Firefox

Le blog Metrics de Mozilla révèle que 53 % des nouveaux utilisateurs français installent d’anciennes versions de Firefox. Ce chiffre monte à 55 % pour les nouveaux utilisateurs de la version anglaise-américaine et même 62 % de la russe. On y voit qu’il y a même beaucoup de nouveaux utilisateurs qui téléchargent encore Firefox 3 et Firefox 2.

New Firefox Users Install

Crédit Mozilla

L’hypothèse faite est que les canaux de distribution extérieurs à Mozilla mettent du temps à mettre à jour les fichiers qu’ils proposent. On peut aussi penser aux anciennes nouvelles des sites d’actualité, des forums ou des blogs qui proposent le lien vers le fichier du jour de leur rédaction et sont ensuite trouvés par les nouveaux utilisateurs, notamment par les moteurs de recherche. Ces pages ne sont jamais mises à jour vers la dernière version de Firefox.

Les solutions proposées commencent par la mise à jour de toutes les versions de la page First Run. Plus lourde et plus problématique est la solution de long terme qui pourrait consister en la création d’un installeur léger qui téléchargerait toujours la dernière version de Firefox. Les commentaires pointent également la possible mise en place d’un lien vers la dernière version plutôt que de publier des liens vers la version du jour de Firefox.

Mozilla Blog of Metrics, 55% of New Users Install Old Versions of Firefox, 5 janv. 2010, bcutler

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