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mercredi 30 mars 2005

Europe vs Microsoft : Windows N pour ?

Microsoft semble se plier avec un peu moins de mauvaise foi à une des faibles sanctions et la moins efficace imposée par la Commission européenne pour ses abus de position dominante il y a plus d'un an. Il accepte le nom choisi par la commission pour les versions sans Windows Media Player qui s'appelleront : Windows XP Home Edition N et Windows XP Professional Edition N. Que veut dire ce N ?

  • Rien
  • Une lettre après M comme Media
  • Non merci
  • Nain
  • Nul
  • Nouveau
  • Haine
  • No comment
  • Autre proposition ?

Microsoft aurait aussi accepté de :

  • Supprimer les références dans les version boîtes qui disent que certains produits ne marcheront pas correctement avec cette version de Windows
  • Créer un package logiciel qui permette la réinstallation de tous les fichiers médias que la Commission avait ordonné à Microsoft de retirer dans sa décision contre l'entreprise
  • Changer divers paramètres du registre

MàJ 30 mars : Comme nous le signale marc[i1] dans les commentaires, ZDNet a publié un article sur le sujet qui indique que N voudrait dire none. A part Dell qui a la puissance de risquer de fâcher Microsoft en installant la version réduite ?

Reste juste à savoir chez qui ? ZDNet a interrogé les quinze principaux constructeurs de PC implantés dans l'Hexagone. Aucun n'a été en mesure de nous confirmer un lancement prochain de telles machines, à l'exception de Dell. Mais le numéro un des fabricants de PC nous a paradoxalement indiqué qu'il allait proposer cette version allégée de Windows aux États-Unis et non en Europe.

Nec a, quant à lui, choisi de conserver pour le moment les versions avec Media Player, tout comme Toshiba. Les autres constructeurs, dont Hewlett Packard, Fujitsu Siemens Computers ou Sony, n'ont pas été en mesure de nous répondre sur le sujet. « Les constructeurs sont libres de leur choix », conclut Frédéric Favre [directeur de la division systèmes Windows chez Microsoft France].

Communiqués de presse de Microsoft sur le procès de la Commission européenne :

dimanche 27 mars 2005

Valse hésitation entre Microsoft et Bruxelles

On discute, on palabre, on nomme des experts, etc. Le manque de mordant de la Commission de Bruxelles face aux manœuvres dilatoires de Microsoft confine à la complicité. Et dire qu'une des répliques de la Commission aux opposants aux brevets logiciels contre les risques d'abus de la part de grandes entreprises et particulièrement de Microsoft est l'existence de procédures européennes pour faire respecter la concurrence…

L'autre assurance donnée est que « l'équilibre acceptable entre les intérêts des titulaires des droits et ceux des concurrents et des consommateurs (y compris la communauté des logiciels libres) (…) équilibre est en outre préservé par les nouvelles exigences de l'article 7 qui charge la Commission de surveiller l'incidence des inventions mises en œuvre par ordinateur en particulier sur les petites et moyennes entreprises et la communauté des logiciels libres. » Ah ! bah ça va alors on est rassuré. Vu la célérité dont fait preuve la Commission, les PME européennes ne seront pas mortes ou à l'agonie (sans trop être en position de refuser l'accord amiable alors gentiment proposé pour éteindre toute action à bon compte) quand viendra le constat et le passage à l'étape administrative suivante…

Le Figaro nous relate comment Microsoft joue la montre pour échapper à ses obligations européennes :

Selon Bruxelles, la version de Windows XP allégée « ne fonctionne pas bien ». C'est « le résultat logique de la demande de Bruxelles qui nous a demandé de supprimer 186 fichiers », rétorque un porte-parole de Microsoft. Et l'éditeur américain exige que ses concurrents paient des redevances trop élevées pour que leurs logiciels fonctionnent avec les siens. « Nous proposons ce qui est en ligne avec les exigences européennes », répond un porte-parole de l'éditeur.

Un concurrent doit payer pour avoir accès aux informations, sans avoir la possibilité d'étudier les données qu'il achète. Enfin, Microsoft ne propose pas plusieurs niveaux de prix pour accéder à ses informations sensibles, selon le nombre de serveurs qui devront se connecter.

Cette attitude de Microsoft est fréquente face aux procès qui ont émaillé son histoire, aux Etats-Unis et en Europe. La firme de Bill Gates joue la montre. Car dans l'informatique, les versions de logiciels sont renouvelées beaucoup plus rapidement que la durée des procès. En gagnant du temps, Microsoft réussit à étendre son spectre vers de nouveaux marchés.

ZDNet relate l'impatience de RealNetwork, seul plaignant que MS n'a pas acheté pour qu'il retire sa plainte :

Dans une précédente déclaration au quotidien New York Times, [David Stewart, conseiller juridique de l'éditeur RealNetworks] a par ailleurs confié que Microsoft a supprimé plusieurs entrées de registre dans Windows. Résultat : les lecteurs multimédias concurrents ne peuvent pas fonctionner avec d'autres applications telles que les documents Word et certains sites web. Ce problème technique signifie que la version allégée de Windows pourrait être moins intéressante pour les fabricants de PC, ce qui irait également à l'encontre du jugement rendu par la Commission.

Identité électronique

Commence à l'ambassade de France à Bamako (Mali) l'expérimentation des premiers visas électroniques. Puis ce sera le tour des passeports et de la carte nationale d'identité français d'être dotées de puces électroniques contenant de données biométriques. Ce sera la généralisation des lecteurs d'empruntes digitales.

La future carte nationale d'identité française disposera d'une puce électronique à l'image de celle figurant déjà sur nos cartes bancaires. Elle contiendra l'état civil du titulaire, sa photographie d'identité, ainsi que deux empreintes digitales numérisées. Quant à l'ordinateur qui centralisera les informations, il aura en mémoire, pour chaque citoyen, les empreintes digitales de six doigts, puisqu'il est parfois difficile de vérifier les seules empreintes de l'index et du majeur en cas d'accident. (…)

L'obtention de la carte d'identité électronique continuera certes de débuter par une démarche en mairie – ou auprès d'un consulat pour les Français vivant à l'étranger –, mais le demandeur devra en outre se faire photographier et donner ses empreintes digitales sur place, après avoir décliné son identité complète. Les machines se chargeront ensuite de toute la procédure, les empreintes et la photo étant communiquées automatiquement à tous les fichiers individuels publics, de la mairie de naissance à l'Insee, en passant par le fichier, basé à Nantes, des Français nés à l'étranger ou disposant d'un titre de séjour en France, ou celui des personnes recherchées, etc.

(…) Dotée d'une signature électronique (un code secret à quatre ou cinq chiffres), elle permettra d'effectuer des démarches administratives de manière interactive à partir d'un ordinateur personnel relié à internet.

Si vous avez un peu d'imagination, cet article peut vous faire imaginer tout un tas de scénarios de science-fiction techno-totalitaires…

mercredi 16 mars 2005

G5 : Partage de fichiers, Europe, sécurité et libertés

Les 5 grands pays d'Europe occidentale pour lutter contre le terrorisme veulent, comme titre Le Figaro, multiplier les fichiers, y compris en créant « un fichier de sites [Internet] suspects ». Libération insiste sur les difficultés liées à cette notion de suspect. Mais comment arriver à une bonne conciliation des libertés individuelles et de la prévention des crimes et délits (dont fait partie la répression), si les données des fichiers locaux partagés ne sont pas fiables ?

lundi 14 mars 2005

Fichiers de police contre droit au travail (pour commencer)

Victime d'un refus d'emploi ou d'un licenciement inexpliqué et inexplicable dans un poste sensible ? Peut-être êtes-vous victime d'un STIC frelaté…

Qui contrôle les contrôleurs ?

Droit et Nouvelles Technologies, Fichiers de police : lorsque la sécurité nie le droit au travail, 10 mars 2005, Fabrice Février

mercredi 9 mars 2005

Michel Rocard contre la World Company

Comme vous le savez sans doute — à moins de ne lire que Le Monde et Le Figaro — le Conseil européen a accepté le projet de directive sur les brevets logiciels. La balle est maintenant entre les mains du Parlement européen que le commissaire européen au Marché intérieur, Charlie McCreevy, a averti que « si le Parlement décide de le rejeter, alors la Commission respectera votre choix. Je ne proposerai pas une nouvelle directive » Ça pourrait être une bonne nouvelle mais ça sent plutôt la menace feutrée.

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