Pour mon père, jeune retraité, les mises à jour ce n'est pas une priorité. Chaque fois que je lui rends visite, je vais aussi faire un coucou au PC familial.

Il n'est pas rare que de petites icônes me montrent au premier regard que Windows ou le pare-feu ont besoin d'une mise à jour critique. Pour les applications, régulièrement je passe sur le site de l'éditeur pour vérifier l'état de fraîcheur des logiciels installés. Comme aujourd'hui pour Winamp, j'ai connaissance d'une mise à jour importante d'un des logiciels qu'il utilise je vais télécharger la dernière version que je lui installe. Même avec cette vigilance globale, nombre de programmes communiquant avec le réseau restent longtemps en l'état alors que de nouvelles versions sont disponibles.

Malgré mes explications et conseils répétés concernant Windows, les logiciels de sécurité et les communicants sur la nécessité de faire attention aux icônes ou aux bulles d'alerte apparaissant dans une interface, mon père ne semble pas les voir ni les considérer comme devant déclencher une action de sa part. Je ne pense pas qu'il soit différent de la plupart des utilisateurs réguliers de PC et d'Internet. Mon analyse, c'est qu'il ne lit pas ce qu'indiquent les interfaces 1.

Évidemment, mon père surfe sur Firefox et lit son courriel avec Thunderbird 2. Avec les versions 1.0 jamais il n'a fait une mise à jour lui-même. J'avais à chaque fois à le faire moi-même pendant que je renouvelais mon sermon sur la nécessité de cliquer sur les alertes de ce genre.

Quelle ne fut pas ma surprise aujourd'hui de trouver là Firefox 1.5.0.1. J'interrogeais comme je m'interrogeais. Effectivement, un truc était apparu et il avait semblé normal d'accepter sans plus de cérémonie 3.

À ce niveau, on tient le bon bout. Le système a encore besoin de tests et il faut espérer que les incompatibilités rencontrées seront vite à ranger dans les défauts de jeunesse. Il ne faudrait pas qu'on se contente de rejeter la faute sur de mauvais développeurs d'extensions. Il est absolument nécessaire que ce système là soit effectif. Quelle que soit la façon dont il est arrangé (dans les limites – assez larges – de la prévision) la mise à jour doit se faire. Elle doit être fluide, rapide, quasiment transparente.

Toutes les applications ne doivent pas répondre aux mêmes critères et contraintes qu'un navigateur grand public comme Firefox. Cependant, en l'absence de système normalisé au niveau du système d'exploitation, ce genre de logiciels doit prendre les choses en main. C'est quand même scandaleux que depuis le temps qu'on insiste sur la nécessité pour une sécurité à la fois personnelle et collective d'avoir la dernière version des applications que Windows n'intègre pas un centre accessible et efficace que les développeurs d'applications renseigneraient. C'est un des points évidents qui prouve que l'informatique de confiance n'est pas le cœur de préoccupations de Microsoft pour Windows.

Des choses existent mais ce n'est pas satisfaisant. Regardez donc combien de logiciels régulièrement appellent leur créateur et combien d'internautes n'ont pas pour autant pas la dernière version des programmes à laquelle ils auraient pourtant droit, que ceux-ci soient déjà payés ou gratuits…

Note 1 : Quand elles indiquent quelque-chose. Dans pas mal de logiciel, il faut cliquer dans un menu pour savoir si une mise à jour existe.

Note 2 : J'ai du mal face aux gadgets d'Incredimail à lui faire comprendre ce logiciel de par sa conception actuelle est dangereux et que pour traiter des emails c'est particulièrement mal venu.

Note 3 : On pourrait gloser aussi sur la facilité de faire installer n'importe quoi aux gens, mais ce n'est pas le propos aujourd'hui.