Le Journal officiel du jour publie une décision du Conseil supérieur de l'audiovisuel (autorité administrative indépendante) qui met en demeure France 3 de ne plus « de ne plus diffuser de publicité clandestine ». Le conseil a estimé que France 3 avait « diffusé le 8 août 2005 au cours du journal télévisé « Soir 3 » un reportage à caractère laudatif pour le site internet : meetisland.com, organisateur de vacances pour célibataires. »

Le considérant qui explique ce qui est reproché à France 3 – et fixe ainsi la règle à suivre (ou plutôt la marche à ne pas suivre) par toutes les sociétés de diffusion audiovisuelle basées en France – pourrait être le même pour nombre de reportages soit-disant d'information :

« Considérant que ce reportage a consisté à présenter de façon détaillée et complaisante les prestations du site internet ; que la page d'accueil et des images du site internet ont été visualisées durant quelques secondes ; que les commentaires de la journaliste ont été pratiquement exempts de tout regard critique ; »

L'article 9 du décret n° 92-280 du 27 mars 1992 modifié fixant les principes généraux définissant les obligations des éditeurs de services en matière de publicité, de parrainage et de téléachat dispose dans son premier alinéa que « la publicité clandestine est interdite » et la définit dans son alinéa 2 d'une manière quelque peu tautologique :

« Pour l'application du présent décret, constitue une publicité clandestine la présentation verbale ou visuelle de marchandises, de services, du nom, de la marque ou des activités d'un producteur de marchandises ou d'un prestataire de services dans des programmes, lorsque cette présentation est faite dans un but publicitaire. »