Sam Palmisano, le CEO d'IBM, avait mis, il y a plus d'un an, son entreprise au défit de passer tous les postes de travail à Linux pour la fin de l'année 2005. Les cadres d'IBM avaient déclaré alors qu'ils avaient à peu près 15 000 bureaux Linux à l'intérieur de l'entreprise et prédisaient qu'ils auraient entre 40 000 et 60 0000 bureaux en fonction à la fin de 2004. La porte-parole d'IBM, Nancy Kaplan, s'est refusée dernièrement à dire si le but était atteint. En effet, depuis IBM a significativement atténué sa rhétorique sur le sujet des clients open source. C'est que ce n'est pas si facile de faire tourner l'existant sur le nouvel environnement. Et le principal problème, c'est Internet Explorer. La plupart des applications Web internes d'IBM ont été écrites en « IE-only » et n'ont pas été portées sur Linux.

IBM paie le prix du développement selon des formats propriétaires qui verrouillent les applications dans un environnement propriétaire déterminé. Avec un développement d'applications ou de sites Web selon des standards libres et ouverts, vous pouvez faire jouer la concurrence selon des critères pertinents aux environnements eux-mêmes. Sinon il faut payer le prix d'une réécriture (espérons cette fois selon des standards qui n'emprisonnent pas) ou renoncer à faire jouer la concurrence et rester à la merci des décisions du développeur de l'environnement choisi souvent il y a des années, alors que la composition de l'offre du marché et les besoins de l'entreprise étaient bien différents…

via The Web Standards Project, Once Bitten…, 28 janv. 2005, David Shea

LinuxWorld, IBM goes silent on Linux desktop effort, 27 janv. 2005, Robert McMillan (IDG News Service) et Peter Sayer