ZATAZ publie le témoignage d'un internaute ayant pu prouver qu'il ne se trouvait pas à son domicile et n'était pas connecté avec l'adresse IP qu'un courrier de son FAI l'accusait d'avoir utilisé pour télécharger illégalement un fichier protégé par le droit d'auteur. La conclusion de ZATAZ :

« Bref, l'Oncle Sam dicte sa loi, invente n'importe quoi, le législateur français, qui n'y connaît rien, approuve et l'internaute trinque. Il existe sur le réseau des explications sur comment « usurper » un IP, comment proxyser un P2P mais on se demande aussi si les Messieurs « Justice » des majors, qui ont des quotas à respecter, n'inventent pas ou ne tapent pas au hasard. Avoir des milliers d'ip de copieurs, c'est très simple, faut-il encore savoir les lire. Un exemple, notre photographie montrant les adresses IP des copieurs de la version DVDRip du film « les 11 commandements » de Mickael Youn. »

Si vous êtes accusé à tort, vous allez devoir prouver que vous n'avez pas pu utiliser cette adresse IP comme vous en êtes accusé. C'est-à-dire apporter une preuve négative, ce que tout juriste vous dira difficile à constituer et le plus souvent, si vous n'avez pas de chance, impossible. Par contre, si vous êtres pris la main dans le sac, ce peut être un moyen de défense. Pourtant, la répétition des usurpations de votre IP, si elle est dynamique, pour télécharger le même type de produit sur le même réseau risque de ne pas convaincre le juge. Et peut être même l'inciter à plus de sévérité qu'un aveu contrit.

ZATAZ, Traque sur Internet, 30 juil. 2004