Depuis lundi, les salariés d'une usine du Havre en interdisent l'accès. Ce sont la grande majorité des 400 salariés qui se sont mis en grève pour soutenir leur collègue victime selon eux d'une « sanction démeusurée ».

Effectivement, après l'étude des faits, le licenciement de Yannick Caniel, 45 ans, pour faute grave de l'usine de pigments pour peintures Millenium inorganic chemicals, semble disproportionné par rapport à la faute reprochée. Cette sanction radicale a été prononcée après que M. Caniel s'est servi de son poste de travail pour envoyer un courriel humoristique accompagné d'une vidéo coquine à ses collègues. Pour son malheur, l'email est parvenu par inadvertance à une cadre de la direction américaine du groupe. Malgré l'envoi immédiat d'un message d'excuse, cette cadre a alerté la direction générale américaine qui a demandé à la direction locale du Havre de prendre des sanctions.

Pourtant il ne s'agissait nullement d'une vidéo pornographique, mais de « la vidéo d'un petit garçon, assis dans un chariot de supermarché poussé par sa mère, qui se met à soulever la jupe d'une dame qu'il croise. » Il n'a pas non plus été tenu compte des vingt-deux ans de service de M. Caniel dans cette entreprise.